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1789

1789

Cette page concerne l'année 1789 du calendrier grégorien.

Événements

Europe


- 26 janvier : La décision du gouvernement genevois d'augmenter le prix du pain déclenche une émeute à Saint-Gervais, le quartier le plus populaire de Genève.
- 18 août : Révolte révolutionnaire à Liège.
- 8 - 9 octobre : Prise de Belgrade par les Autrichiens.
- 18 décembre : Les Autrichiens évacuent Bruxelles.

France

Bruxelles
- La France compte 26 millions d'habitants.
- En mars, Élection des États généraux.
- 5 mai : Ouverture des États généraux à Versailles.
- 17 juin : Proclamation de l'Assemblée Nationale.
- 20 juin : Serment du Jeu de Paume. Les députés de l'Assemblée Nationale jurent de ne pas se séparer avant d'avoir donné une constitution à la France.
- 27 juin : Le roi ordonne au clergé et à la noblesse de se joindre au tiers état
- 9 juillet : Assemblée Nationale Constituante.
- 11 juillet : Louis XVI renvoie Jacques Necker.
- 12 juillet : Paris en état d'émeute généralisée.
- 13 juillet : Création d'une garde bourgeoise pour assurer l'ordre dans la capitale, avec un effectif de 48 000 hommes. Les officiers sont élus. Dès le lendemain, 14 juillet, elle participe à la prise de la Bastille, et le 15, elle est placée sous le commandement du général de La Fayette et prend le nom de Garde nationale. Le soir, harangue de Camille Desmoulins au Palais-Royal.
- 14 juillet : Prise de la Bastille à Paris qui détenait, à ce moment, 7 prisonniers. Le gouverneur est massacré par la foule.
- 15 juillet : Bailly maire de Paris
- 17 juillet : La Fayette fait adopter la cocarde tricolore par la Garde Nationale. Louis XVI à Paris ; il adopte la cocarde tricolore.
- 18 juillet : Le prince de Condé et le comte d'Artois quittent la France : début de l'émigration. Dans le pays, début de la Grande peur.
- 4 août : Nuit du 4 août : Abolition des privilèges par l'assemblée nationale. constituante (4-11 août).
- 24 août : Proclamation de la liberté de la presse.
- 26 août : Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen.
- 12 septembre : Premier numéro du Publiciste parisien de Jean-Paul Marat, qui devient L'Ami du peuple le 16 septembre.
- 5 octobre : Marche des femmes sur Versailles : le 6, le roi est ramené à Paris et est installé au palais des Tuileries. L'Assemblée s'installe également à Paris.
- 19 octobre : Création du Club des Jacobins.
- 2 novembre : Nationalisation des biens du clergé.
- 14 décembre : Loi sur les municipalités.
- 19 décembre : Création des assignats.
- 22 décembre : Loi sur les départements. La France divisée en 83 départements.
- 27 décembre : Émancipation des Protestants et des Juifs du midi.

Afrique

Amériques

Amérique du Nord


- 7 janvier : Premières élections présidentielles aux États-Unis, un mois plus tard, George Washington est désigné.
- 4 mars : Entrée en vigueur de la Constitution américaine (treize ans après la Déclaration d'indépendance).
- 6 avril : Proclamation de l'élection de Georges Washington, premier président (fin en 1797).

Amérique latine


- Brésil : dans l'État du Minas Gerais, des révolutionnaires menés par le « Tiradentes » organisent un soulèvement populaire pour exiger l'indépendance du Brésil. Ce soulèvement échouera, Tiradentes sera exécuté, mais devint le célèbre martyr de l'indépendance brésilienne.

Asie

Océanie & Pacifique


- 28 avril : Début de la mutinerie du Bounty.
- Le voyageur écossais Alexander Mackenzie remonte le fleuve qui portera son nom.

Proche-Orient & Monde arabe


- Début du sultanat ottoman de Sélim III (fin en 1807).

Arts & cultures

Sciences et techniques


- 20 décembre : Première usine de coton américaine d'après le procédé Arkwright.
- découverte de l'uranium par Martin Heinrich Klaproth.
- découverte du zirconium par Martin Heinrich Klaproth.

Naissances en 1789


- 24 juin : Silvio Pellico, écrivain italien.
- 29 juin : Carl Ludwig Blume, botaniste hollandais († 1862).
- 19 juillet : John Martin, peintre britannique.
- 21 août : Augustin-Louis Cauchy, mathématicien français.
- 4 septembre : Charles Gaudichaud-Beaupré, botaniste français († 1854)
- 9 septembre : William Cranch Bond, astronome américain
- 15 septembre : James Fenimore Cooper, écrivain américain.
- 21 novembre : Cesare Balbo, homme politique et écrivain italien

Décès en 1789


- 25 mai : Anders Dahl, botaniste suèdois (° 1751).
- 4 juin : Louis Joseph François Xavier de Bourbon, dauphin de France, de la tuberculose.
- 15 juillet : Jacques Duphly, compositeur, organiste et claveciniste français. __NOTOC__
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Calendrier grégorien

Le calendrier grégorien (du nom du pape Grégoire XIII qui l'introduisit en 1582) est le calendrier actuellement utilisé en Europe, ses anciennes colonies et dans une bonne partie du reste du monde.

Structure du calendrier

Sa forme se base sur le calendrier julien de la Rome antique dont il est le jumeau. C'est un calendrier solaire, se basant sur la révolution de la Terre autour du soleil de 365,2422 jours de 24 heures de 60 minutes de 60 secondes métriques. Le calendrier grégorien donne un temps moyen de l'an de 365,2425 jours ; pour assurer un nombre entier de jours par année, on y ajoute régulièrement un jour bissextile, le 29 février (voir année bissextile). Le cycle complet du calendrier grégorien dure 400 ans : trois siècles constitués de 24 cycles juliens (trois ans de 365 jours, puis une année de 366 jours) suivis de 4 années de 365 jours, puis un siècle constitué de 25 cycles juliens.

Subdivisions

Le calendrier grégorien est divisé en douze mois, groupés en quatre trimestres : Une période de sept jours forme une semaine. Les jours d'une semaine ont chacun un nom : lundi, mardi, mercredi, jeudi, vendredi, samedi et dimanche. L'ère ordinairement utilisée avec le calendrier grégorien est l'ère chrétienne, c'est-à-dire « après Jésus-Christ ». Il est à noter qu'il n'y a pas eu d'année zéro ; les siècles et les millénaires commencent avec l'année numéro Un. Donc, le et le commencent le 1 janvier de l'an 1 du troisième millénaire c'est-à-dire en 2001.

L'ajustement grégorien

L'introduction du calendrier grégorien en remplacement du calendrier julien commança le 15 octobre 1582. Le but était de lutter contre la dérive de la date de Pâques (le dimanche après la première lune de l'équinoxe de printemps) qui se déplaçait vers les mois d'été. La différence principale entre le calendrier grégorien et son ancêtre, le calendrier julien, repose dans la distribution des années bissextiles. La gémellité de ses calendriers pose problème aux historiens, puisque la même date ne désigne pas forcément le même jour. Comme noté ci-dessus, l'année tropique moyenne, c'est-à-dire la période de rotation de la Terre autour du Soleil, dure 365,2422 jours. En insérant une journée bissextile tous les quatre ans, le calendrier julien attribuait à l'année une durée moyenne de 365,25 jours. Ceci induisait un décalage d'environ 8 jours par millénaire par rapport au temps vrai, avec pour effet que la date de Pâques, déterminée par l'équinoxe du printemps, glissait en arrière vers février.
Il fut donc décidé de supprimer les années bissextiles pour les années qui sont des multiples de 100 sans être des multiples de 400. Ainsi 1600 et 2000 furent bissextiles, mais pas 1700, 1800, 1900. En appliquant cette règle on en arrive à une année de 365,2425 jours au lieu de 365,2422 jours soit un excès de trois jours en 10 000 ans. Il a été proposé d'amender la règle pour considérer les années multiples de 4 000 comme normales. Mais du fait du raccourcissement de l'année tropique évalué à 0,5s par siècle et de l'allongement du jour de 1,64 millisecondes par siècle, il est illusoire d'arriver à ce niveau de précision, les incertitudes sur la durée de l'année dans 10 000 ans étant du même ordre de grandeur.

Remplacement du calendrier grégorien

Si le principe de l'ajustement grégorien n'a pas été remis en cause, il n'en est pas de même de sa structure interne. Les critiques portèrent bien entendu sur ses liens avec le christianisme, au travers de l'ère chrétienne, des fêtes religieuses et des références aux saints. Cela a motivé quelques projets de calendriers laïcs comme par exemple le calendrier républicain de la révolution française. À la différence du système métrique, celui-ci n'aboutit pas ; il est vrai que le principe de ne plus se reposer qu'un jour sur dix (decadi) au lieu de sept pouvait ne pas enthousiasmer. D'autres critiques semblent concerner la construction même du calendrier :
- mois de longueur variables (de 28 à 31 jours) qui complique par exemple l'analyse des statistiques économiques ;
- correspondance difficile entre le nom des jours et leur numéro dans le mois ;
- durée des trimestres (le troisième trimestre étant par exemple notamment plus court que le deuxième) ;
- nombre de semaines (4,33 ?) par mois ;
- variation de la date de certains jours fériés comme Pâques. Mais en fait ce n'est pas le choix humain du calendrier qui en est responsable ; c'est tout simplement le fait que l'année astronomique ne comporte pas un nombre entier de jours, que le cycle lunaire non plus, et que le nombre de jours d'une année doit bien être divisé d'une manière ou d'une autre si on veut s'y retrouver. Cette difficulté a amené de nombreuses propositions de reformes à utiliser le principe du jour épagomène. Il s'agit d'un jour blanc qui n'entre pas dans le décompte de la semaine. En ajoutant un (ou deux les années bissextiles) jour épagomènes à l'année, on arrive à obtenir l'égalité 364 = 7×52. On retrouve la même idée avec les jours complémentaires dans le calendrier républicain de la révolution française. La durée des mois avait été choisie de façon à correspondre approximativement à un cycle lunaire. Ainsi, même une population illettrée pouvait savoir à peu près, en observant le changement d'aspect de la lune, quand un mois s'était écoulé ; la référence à la lune était importante pour les marins (pour connaître les marées) et pour les agriculteurs (travaux nocturnes dans les champs) d'une population très majoritairement rurale. Si aujourd'hui ce lien est culturellement de moins en moins prégnant, on peut noter que la grande majorité des reformes du calendrier tente de conserver un mois d'environ une lunaison. Il faut cependant noter l'émergence du calendrier baha'i, utilisé dans le bahaïsme. S'il se base également sur une année solaire, celle-ci débutant au solstice du printemps le 21 mars, son originalité tient à l'abandon de la référence lunaire pour la durée du mois. Une année de ce calendrier comporte en effet 19 mois de 19 jours. Les 4 jours supplémentaires nécessaires à compléter une année sont intercalées entre le 18 et le 19 mois, et sont nommés les jours intercalaires. Au cours des trois derniers siècles d'autres propositions de réforme ont été avancées. Les plus connues furent les propositions de calendrier universel et de calendrier fixe. Vers le milieu du , la Société des Nations puis l'Organisation des Nations unies menèrent des études pour réformer le calendrier. Celles-ci seront abandonnées sous la pression de pays comme les États-Unis, l'Angleterre, les Pays-Bas ou l'Indonésie, officiellement pour ne pas désorganiser des traditions religieuses. Beaucoup d'auteurs de science-fiction ont joué avec l'idée que le calendrier terrien serait peut-être un jour utilisé dans tout l'espace connu alors que tout le monde ou presque aurait oublié sa raison d'être initiale, voire l'existence de la Terre elle-même. Déjà Edmond Rostand dans Cyrano de Bergerac essayait de berner ses lecteurs en affirmant que le 26 septembre 1655 était un samedi... Il s'agissait en fait d'un dimanche !

Liens externes


- [http://www.louisg.net/C_gregorien.htm Le calendrier grégorien]
- [http://www.auduteau.net/calendar/sommaire.shtml Questions posées fréquemment à propos des calendriers]
- [http://hermes.ulaval.ca/~sitrau/calgreg/ Les textes constitutifs du calendrier grégorien]
- [http://geneamichaud.free.fr/telechargements/caldate-00.html Utilitaire de conversion de calendriers pour Excel]

Voir aussi


- Calendrier
- 366 jours du calendrier grégorien
- Calendrier julien
- ISO 8601 Grégorien als:Gregorianischer Kalender ja:グレゴリオ暦 ko:그레고리력 ms:Kalendar Gregory simple:Gregorian calendar th:ปฏิทินเกรกอเรียน

26 janvier

Le 26 janvier est le 26 jour de l'année du calendrier grégorien.

Événements


- 1609 : fondation de la Banque d'Amsterdam, sous la garantie spéciale et avec l'agrément des États de Hollande.
- 1611 : démission de Sully.
- 1699 : traité de Karlowitz, fin de l'expansion turque.
- 1721 : enquête sur les opérations de Law.
- 1788 : Premiers immigrants en Australie : Le capitaine de marine britannique Arthur Phillip, commandant la « Première Flotte », débarque à Botany Bay avec 732 « convicts », et 450 marins ou soldats accompagnés de leurs familles, afin d'établir une colonie pénitentiaire. Le pénitencier ne tarda pas à être transféré dans le site plus favorable de Port Jackson, qui deviendra Sydney.
- 1789 : La décision du gouvernement genevois d'augmenter le prix du pain déclenche une émeute à Saint-Gervais, le quartier le plus populaire de Genève.
- 1837 : le Michigan devient le 26 état des États-Unis
- 1841 : Hong-Kong est proclamé territoire souverain de Grande Bretagne.
- 1855 : signature par la France et l'Angleterre du traité d'alliance avec le Piémont et la Sardaigne, en présence de Victor-Emmanuel Ier, roi du Piémont.
- 1887 : début des travaux de construction de la Tour Eiffel.
- 1905 : découverte, en Afrique du Sud, du Cullinan, le plus gros diamant du monde.
- 1930 : motion du congrès indien demandant l'indépendance.
- 1931 : libération du Mahatma Gandhi en Inde, en vue de négociations.
- 1950 : l'Inde adopte officiellement sa constitution. Depuis, cette date est fête nationale en Inde.
- 1956 : début des IX jeux Olympiques d'hiver de Cortina d'Ampezzo.
- 1975 : le film « Phantom of Paradise » de Brian de Palma obtient le grand prix du 3 Festival du film fantastique d'Avoriaz.
- 1985 : création par Coluche des Restos du Cœur.
- 2001 : important tremblement de terre en Inde, dans l'État du Gujarat. Plus de 20000 morts.
- 2001 : Joseph Kabila, fils de Laurent-Désiré Kabila, président auto-proclamé de la République Démocratique du Congo, lui succède après son assassinat.
- 2003 : signature à Linas-Marcoussis des accords Kléber entre tous les partis de Côte d'Ivoire organisant le retour à la paix.

Naissances


- 1467 : Guillaume Budé, imprimeur et humaniste
- 1781 : Achim von Arnim, romancier et poète romantique allemand († 21 janvier 1831)
- 1817 : Jean-Baptiste Godin
- 1842 : François Coppée, poète et dramaturge élu à l'Académie française († 23 mai 1908)
- 1862 : Eliakim Hastings Moore, mathématicien américain
- 1876 : Gérard de Lacaze-Duthiers, militant anarchiste individualiste, ami des arts et intellectuel pacifiste français
- 1909 : René Étiemble, écrivain français
- 1918 : Nicolae Ceauşescu, homme d'État roumain († 25 décembre 1989)
- 1921 : Eddy Barclay, impressario et producteur de disques français
- 1924 : Armand Gatti, dramaturge libertaire
- 1925 : Claude Ryan, journaliste politicien québécois, canadien
- 1925 : Paul Newman, acteur américain
- 1928 : Roger Vadim, acteur et réalisateur français
- 1929 : Jules Feiffer, auteur de bandes dessinées, de théâtre et de cinéma américain
- 1943 : Bernard Tapie
- 1945 : John Henry Coates, mathématicien australien
- 1945 : Ibrahim Boubacar Keïta, homme politique malien
- 1947 : Michel Sardou, chanteur français
- 1947 : Patrick Dewaere, acteur français († 16 juillet 1982)
- 1951 : Jarmila Kratochvilova, athlète, championne du monde sur 400 m et sur 800 m, recordwoman du monde (47 secondes 99 sur 400 m et 1 minutes 53 secondes 28 sur 800 m)
- 1952 : Anatoly Fedyukin, membre de l'équipe championne olympique de volleyball en 1976
- 1957 : Kimberly Peyton, nageur, champion olympique du 4 x 100 m nage libre en 1976
- 1957 : Schofield Allan, membre de l'équipe championne olympique de hockey sur gazon en 1980
- 1958 : Xiaoxuan Wu, championne olympique de tir à la carabine, petit calibre, 3 positions en 1984
- 1960 : Jeannette Bolden, athlète, championne olympique du relais 4 x 100 m en 1984
- 1961 : Wayne Gretzky, joueur de hockey professonnel
- 1967 : Jean-Paul Rouve, acteur français

Décès


- 1630 : Henry Briggs, mathématicien anglais
- 1697 : Georg Mohr, mathématicien danois
- 1721 : Pierre-Daniel Huet, évêque d'Avranches et membre de l'Académie française.
- 1748 : maréchal Charles-Louis-Auguste de Belle-Isle, petit-fils de l'infortuné Fouquet, surintendant des finances sous Louis XIV.
- 1823 : Edward Jenner, médecin anglais, qui a inventé la vaccination contre la variole (° 1749)
- 1824 : Théodore Géricault, l'auteur du Radeau de la Méduse.
- 1855 : Gérard de Nerval, écrivain français (° 1808)
- 1895 : Arthur Cayley, mathématicien anglais
- 1929 : Constantin Marie Le Paige, mathématicien belge
- 1942 : Felix Hausdorff, mathématicien allemand
- 1979 : Nelson Aldrich Rockefeller, homme politique américain
- 1987 : Norman McLaren, réalisateur écossais de films d'animation
- 2000 : A. E. van Vogt, écrivain de science-fiction (° 26 avril 1912)

Célébrations


- Inde : Jour de la République
- Australie : Fête nationale : anniversaire de l'arrivée des premiers immigrants ou First Fleet (première flotte).
- Journée internationale de la douane et sur l'éthique

Saints catholiques et orthodoxes du jour


- Saint Conan, évêque de l'île de Man († 648)
- Saint Gabriel († 490)
- Saint Marcel I, pape
- Sainte Mélanie l'Ancienne († 410)
- Sainte Paule.
- Saint Séverien ()
- Saint Syméon l'Ancien ()
- Saint Théogène († 260)
- Saints Tite et Timothée (saint que l'on prie pour guérir les maladies d'estomac)
- Saint Xénophon ()

Saints catholiques du jour


- Saint Augustine Erlendsson († 1188)
- Saint Robert de Molesme ()

Saints orthodoxes du jour


- Saint David IV Le Batisseur, roi d'Abkhasie et de toute la Géorgie († 1130) Catégorie:Jour de l'année ja:1月26日 ko:1월 26일 ms:26 Januari simple:January 26 th:26 มกราคม

18 août

Le 18 août est le 230 jour de l'année (231 en cas d'année bissextile) du calendrier grégorien. Saint du jour : Sainte Hélène.

Événements


- 1304 : Les milices flamandes sont écrasées par l'armée de Philippe IV le Bel à la bataille de Mons-en-Pévèle.
- 1572 : Le futur Henri IV épouse Marguerite de France
- 1789 : Révolution à Liège
- 1812 : Bataille de Smolensk
- 1920 : 19e amendement accordant le droit de vote aux femmes aux États-Unis.
- 1966 : début de la révolution culturelle en Chine
- 1991 : Début du putsch contre Mikhaïl Gorbatchev

Naissances


- 1748 : Pierre Sonnerat, naturaliste et explorateur français († 1814).
- 1782 : Marcellin de Marbot, général baron d'Empire.
- 1908 : Edgar Faure († 1988), homme politique français.
- 1909 : Marcel Carné, cinéaste français.
- 1918 : Robert Aldrich, producteur et réalisateur américain.
- 1922 : Alain Robbe-Grillet, écrivain, cinéaste et académicien français.
- 1932 : Hugues Aufray, chanteur français.
- 1933 : Just Fontaine, footballeur français.
- 1933 : Roman Polanski, réalisateur.
- 1937 : Robert Redford, acteur américain
- 1952 : Patrick Swayze, acteur américain
- 1952 : Kastriot Islami, homme politique albanais
- 1957 : Carole Bouquet, actrice française
- 1958 : Didier Auriol, pilote de rallye français
- 1969 : Christian Slater, acteur
- 1969 : Edward Norton, acteur

Décès


- 1227 : Gengis Khan
- 1559 : Paul IV (Gian Pietro Carafa), 223e pape de l'Église catholique. (° 28 juin 1476).
- 1563 : Étienne de La Boétie, écrivain français (° 1 novembre 1530)
- 1925 : Gaston Cyprès, footballeur Français Catégorie:Jour de l'année ja:8月18日 ko:8월 18일 ms:18 Ogos simple:August 18 th:18 สิงหาคม

Liège

Liège (nl. Luik; de. Lüttich; it. Liegi; es. Lieja; la. Leodium; wa. Lîdje) est le chef-lieu de la province du même nom et la troisième agglomération de Belgique (première de Wallonie) avec environ 185 000 habitants (Liégeois) (600 000 dans la grande agglomération). Superficie : 6.939 hectares. Altitude : de 58 à 238 mètres. La ville de Liège regroupe les communes de Angleur, Bressoux, Chênée, Glain, Grivegnée, Jupille, Liège, Rocourt, Wandre (ainsi que le quartier de Sclessin de l'ancienne commune d'Ougrée et quelques rues d'Ans, Saint-Nicolas et Vottem). Ces communes furent intégrées en 1977 à la ville de Liège, lors de la politique de fusion des communes. L'agglomération de Liège (600 000 habitants) regroupe les communes de Seraing, Saint-Nicolas, Ans, Herstal, Beyne-Heusay, Fléron, Chaudfontaine, Esneux et Flémalle et s'étire le long des rives sinueuses de la Meuse, sur une vingtaine de kilomètres. Liège est située au confluent de la Meuse et de l'Ourthe, à 25 kilomètres au sud de Maastricht (Pays-Bas) et à 40 kilomètres à l'ouest d'Aix-la-Chapelle (Aachen) (Allemagne). Fortement industrialisée (charbonnages, sidérurgie...), Liège était une ville importante économiquement au mais l'activité a fortement décliné au ; de nombreux terrils témoignent encore de l'importante présence de charbonnages. À l'heure actuelle, Liège et sa région jouent la carte de la logistique via le Port autonome de Liège, le développement de l'aéroport de Liège-Bierset et l'édification de la nouvelle gare de Liège-Guillemins dessinée par l'architecte espagnol Santiago Calatrava au pied de la colline de Cointe. Il y a eu des habitants sur le site de Liège dès la préhistoire (avec des traces trouvées remontant à 200.000 ans avant J.-C.) mais la fondation de la ville en tant que telle date des environs de l'an 700, suite à l'assassinat de l'évêque Lambert et du transfert du siège de l'évêché de Maastricht vers Liège. Liège fut la capitale de la Principauté de Liège à partir de l'an 980 jusqu'en 1795; elle en était une des 23 Bonnes Villes. Liège devint au , la capitale d'une puissante principauté épiscopale, grâce à l'action des évêques Éracle, Notger et Wazon. Ses écoles furent célèbres jusqu'au . Sept collégiales s'élèvent alors dans la ville (Saint-Pierre, Sainte-Croix, Saint-Paul, Saint-Jean, Saint-Denis, Saint-Martin, Saint-Barthélemy) en plus de la cathédrale où est enterré saint Lambert. Deux abbayes bénédictines s'y ajoutent : Saint-Jacques et Saint-Laurent. Plusieurs églises romanes et de nombreuses pièces d'orfèvrerie (art mosan) témoignent encore aujourd'hui de l'efflorescence de cette époque, en particulier les fonts baptismaux de la ville, conservés aujourd'hui à Saint-Barthélemy. La résistance des forts liégeois au début de la grande Guerre en 1914 valut à la ville de recevoir la Légion d'honneur française le 7 août 1919. Ce fut la première ville étrangère à la recevoir. La ville a également reçu la Croix de Guerre Italienne en 1923, la Médaille Militaire pour la Bravoure du Royaume des Serbes, Croates et Slovènes en 1926, et enfin la Croix de Guerre Belge 1940. Plusieurs expositions se sont déroulées à Liège : l'exposition universelle de 1905 pour les 75 ans de la Belgique, l'exposition internationale de Liège de 1930 pour le centenaire du pays (spécialisée sur les sciences et l'industrie) et l'exposition de l'eau en 1939 marquant l'achèvement des travaux du Canal Albert permettant de relier Liège au port d'Anvers.

Etymologie

Selon certains, le nom de Liège serait de même origine que l'ancien nom de Paris, Lutèce. La forme allemande de Liège, Lüttich, suggère d'ailleurs ce rapprochement. Liège et Lutèce viendraient de « lucotætia » (marais, marécage). Mais cette étymologie est contestée. On avance aussi « Lætica » (Colonie) et « Leudica » (Libre). Rien ne s'oppose évidemment à ce que ces trois idées se soient fondues dans l'esprit des gens, au temps de Rome puis des invasions germaniques. Il est plus probable que l'étymologie soit « Leudica », en francique : « lieu public », d'ou dérive son nom wallon : « Lîdje » qui donna lui même Liège). Le nom s'écrivait Liége (avec l'accent aigu) jusque dans les années 1950. Le changement vers l'orthographe avec l'accent grave parallèle le début du déclin de la base industrielle traditionnelle (charbon, fer) de la ville et de sa région. Le nom tardif du ruisseau, la Légia, dérive de Liège, non l'inverse. Tout comme le superbe nom latin de Leodium, invention des moines, qui fléchirent le vieux nom préceltique, celtique ou germanique en un calembour sublime évoquant le martyre de Saint Lambert, entre 696 et 705, comme si le patron de la Cité avait été le Leo Dei, « Le Lion de Dieu » ! Elle est également souvent appelée « Cité ardente », Il s'agit du titre d'un roman chevaleresque écrit par Henri Carton de Wiart (un Bruxellois...) en 1904. Ce roman (historiquement très discutable) raconte le sac de la ville de Liège par les troupes de Charles le Téméraire en 1468. L'appellation de « Cité Ardente » n'est nullement antérieure à la parution de ce roman.

Géographie politique

La ville de Liège, chef-lieu de la Province du même nom, a la particularité de se situer dans la zone de point de rencontre de trois États (à 25 km de la frontière des Pays-Bas et à 45 km de l’Allemagne). Elle appartient aujourd’hui à une région transfrontalière, « l’Euregio Meuse-Rhin », zone d’influence privilégiée qui compte quelques 3,7 millions d’habitants. Cette situation relève néanmoins d’une longue tradition puisque, sans mentionner l’époque romaine, cette région transfrontalière a constitué un État unique dès la période carolingienne. Après 843, au moment où l’Empire de Charlemagne est démembré par le Traité de Verdun, la région constituait une partie de la Lotharingie, de façon bien temporaire puisqu’en 962, Otton Ier le Grand atteint le dessein grandiose de restaurer l’ordre chrétien dans un grand Empire Germanique. Jusqu'à la Révolution française, l’entité régionale reste unie. Aujourd’hui, les relations transfrontalières traditionnelles sont rétablies.

Géographie naturelle

La ville se situe également au carrefour de trois zones géographiques naturelles : au nord, la Hesbaye (160 à 200 m), une des principales zones agricoles de Belgique ; à l’est, le Pays de Herve (200 à 320 m), un paysage plus vallonné et arboré, grande région fruitière ; au sud, les plateaux du Condroz (200 à 280 m), portes de l’Ardenne où dominent landes et forêts et, du haut de ses 694 m, le point de plus haute altitude en Belgique, le signal de Botrange. Le territoire de la Ville est formé pour une partie importante des plaintes alluviales d’un grand fleuve européen, la Meuse, qui déroule ses méandres du plateau de Langres en France au plat pays de Hollande, où il rejoint le Rhin pour se jeter dans la Mer du Nord (950 km) ainsi que des plaines de ses deux affluents, l’Ourthe et la Vesdre. La Meuse traverse Liège suivant une direction générale sud-ouest/nord-est, sur une longueur de quelques 12 km entièrement canalisée. Au niveau de la vieille ville, la plaine alluviale de la Meuse reste étroite (largeur moyenne de 1,3 km). Outre ces voies d’eau, on notera une dérivation artificielle de la Meuse et trois canaux : le canal de l’Ourthe, un petit canal non navigable et enfin, le début du canal Albert inauguré en 1939 et qui a maintenant été porté à 9.000 tonnes. Le port autonome de Liège bénéficie de cette situation privilégiée où la ville se voit reliée par voie d’eau à la France, à la Flandre et aux Pays-Bas. L’activité du port ne cesse d’ailleurs de croître. Avec plus de 22 millions de tonnes manutentionnées en 2004, le port est le deuxième port fluvial européen pour le tonnage, derrière le port rhénan de Duisbourg (Allemagne) et devant le Port autonome de Paris. Depuis sa fusion en 1976, avec une dizaine de communes voisines, la Ville de Liège compte une surface de 6.939 hectares occupés à 28 % par de l'habitat divers (y compris les commerces, bureaux...), à 22 % par des zones non cadastrées (cours d’eau et voiries publiques), à 21 % par des zones boisées, à 11 % par des zones agricoles et à 5 % par des zones industrielles.

Géographie socio-économique

Au 1er janvier 1999, la ville de Liège comptait 187.487 habitants. La densité de la population est de 2.701 hab./km2, soit plus de huit fois la moyenne nationale (327 hab./km²). Liège a connu néanmoins un phénomène de dépopulation (en 1976, lors de la fusion de communes de laquelle résulte le territoire actuel de la Ville, Liège comportait 227.974 habitants). Par contre, la ville fait partie d’une agglomération continue de 600.000 habitants dont la population reste stable, ce qui indique, comme souvent en Europe, un glissement du centre urbain vers la périphérie.
- Liège est, et depuis plus de mille ans, un centre exceptionnel d’enseignement : plus de 80.000 jeunes poursuivent leurs études à Liège, ville qui abrite la seule université d'État francophone en Belgique (Université de Liège), mais aussi deux réseaux complets d’enseignement (laïque et catholique), un enseignement technique et professionnel portant sur un ample choix de formation, une Académie des Beaux-Arts et un Conservatoire de Musique reconnus ;
- Ceci explique qu’elle constitue aussi un centre culturel de première importance, dont le rayonnement francophone est d’autant plus remarquable que Liège se situe à 50 km au plus du monde germanophone (la Province de Liège compte du reste une communauté germanophone autonome). On trouve à Liège, outre trois institutions culturelles majeures - l’Opéra Royal de Wallonie, l’Orchestre Philharmonique de Liège et de la Communauté française et le plus important des centres dramatiques de Wallonie, le Théâtre de la Place - un Centre de Production Radio et Télévision, une foule d’institutions culturelles diverses et variées (danse, folklore, théâtre dialectal, spectacle de marionnettes...), quatre foyers culturels, le plus important des complexes cinématographiques de l’Eurégio Meuse-Rhin, des musées de prestige international témoins de la richesse patrimoniale de la Ville, tels le Musée d’Armes et le Musée du Verre ;
- Enfin, Liège est sans conteste possible la métropole des transports en Wallonie : six autoroutes s’y croisent, une étoile ferroviaire de sept lignes l’a rendue incontournable (on y construit actuellement une remarquable gare TGV sur la ligne Paris-Cologne), elle vient de ravir deux années de suite le titre de deuxième port fluvial européen à Paris et son aéroport international de fret connaît une croissance exceptionnelle à 12 km seulement du centre-ville (plus de 2.000 emplois y ont été créés en trois ans) ;
- Chef-lieu d’une province qui compte quelque 1,2 million d’habitants, Liège constitue la deuxième ville mais la première agglomération de Wallonie. Aujourd’hui, le secteur tertiaire occupe 80 % des emplois, le secteur public l’emportant sur le secteur privé. En effet, Liège est non seulement un grand centre scolaire mais aussi un centre administratif de première importance (siège du Gouvernement provincial, siège des Institutions économiques de la Région wallonne et notamment son Conseil économique et social), un centre judiciaire majeur abritant une des cinq Cours d’Appel de Belgique et les tribunaux qui en dépendent et un centre hospitalier (trois hôpitaux majeurs dont un hôpital universitaire et une quinzaine de cliniques). Liège est également, avec ses 6.000 boutiques, cafés et restaurants, un grand centre de commerce.
- La plaine de la Meuse était un haut lieu de l’activité minière wallonne : on y constate aujourd’hui la totale disparition de cette industrie minière après douze siècles d’extraction du charbon et le maintien d’un centre sidérurgique de première importance, mais aussi, l’installation d’entreprises de constructions mécaniques et métalliques (notamment en armurerie), industrie aéronautique et spatiale mais aussi agro-alimentaire (bières, eaux, limonades...).
- On peut ajouter que les nombreuses rues de la Cité ardentes ont chacune leur histoire, Théodore Gobert a écrit un livre en 12 tomes intitulé "Liège à travers les âges - Les rues de Liège", qui explique l'origine des noms de rues et leur histoire.

Tourisme


sidérurgique]
- Déguster une bière au soleil de la place du Marché ou dans l'animation des rues du carré ( Le Carré ). On peut compléter par un pékèt.
- Manger des boulets à la liégeoise avec de bonnes frites, ou encore une gaufre (de Liège bien sûr).
- Flâner sur le marché de la Batte le dimanche matin : prévoir au minimum une heure !
- Se promener dans les coteaux de la citadelle et dans la vieille ville (centre nord).
- Faire du shopping dans les rues piétonnes du centre.
- Apprécier la place du marché, le perron, symbole des libertés et l'hôtel de ville, surnommé "La Violette".
- Découvrir le quartier d'Outremeuse.
- Se prélasser sur un des bancs d'une des nombreuses places ou parcs (place Saint-Lambert, place du marché, place Cathédrale, place Saint-Paul, esplanade Saint-Léonard..., parc du jardin botanique, parc de la Boverie, parc d'Avroy...)
- Se balader à vélo au long de l'Ourthe, ou le long de la Meuse vers Maastricht. Circuit balisé du Ravel.
- Admirer la beauté de la ville et de ses quartiers préservés (en Roture, en Féronstrée, Pierreuse,...)
- Prendre le train dans la très belle gare de l'architecte Santiago Calatrava (En cours de construction).
- Admirer le palais des princes-évêques de Liège. Le palais comporte deux cours. La première avec ses colonnes sculptées est majestueuse. La seconde, aménagée en jardin est pleine de paix... Les princes-évêques savaient vivre ! Superbe façade ouest (de l'actuel palais provincial) sculptée. Parmi les plus beaux palais d'Europe.
- Admirer par la même occasion la façade des galeries commerçantes en face du palais.
- Ne pas oublier les autres édifices civils remarquables de la ville (conservatoire, université, théâtre royal, Athênée Communal Léonie de Waha, institut Montefiore, serres du jardin botanique, institut de zoologie, etc.)
- Admirer les plus beaux édifices religieux liégeois : la basilique Saint-Martin, l'église Saint-Jacques-le-Mineur, la cathédrale Saint-Paul, la collégiale Saint-Barthélemy, la collégiale Sainte-Croix, la collégiale Saint-Denis, la collégiale Saint-Jean l'Évangéliste, et autres églises (Sainte-Catherine, Saint-Nicolas, Saint-Pholien, Saint-Servais et Saint-Sacrement, etc.)
- Contempler la voûte de l'église Saint-Jacques, considérée comme une des plus belles d'Europe avec des médaillons et peintures du XVIe siècle.
- Visiter la collégiale Saint-Barthélemy (style roman mosan) et ses fonts baptismaux (œuvre sculptée en laiton du XIIe siècle : à voir !). Église en rénovation qui passe de la pierre brute au crépi peint : retour très heureux aux sources !
- Découvrir le Trésor de la cathédrale Saint Paul.
- Visiter l'Archéoforum , sous la place Saint-Lambert. +32 (0)4 250 93 70 (possibilité de visites combinées avec le palais des princes-évêques et le Trésor de la cathédrale).
- Visiter le musée d'Art moderne et d'Art contemporain dans le superbe bâtiment construit à l'occasion de l'exposition universelle de 1905 dans le parc de la Boverie, il servit également pour exposer l'Art wallon à l'exposition du centenaire en 1930. (Picasso/Gaugin/Monet/Chagall....)
- Visiter le musée de la vie wallonne.
- Le musée d'Art religieux et d'Art mosan : superbe, avec quelques sculptures romanes pleines de poésie.
- Musée de l'art wallon : commencer par le dernier étage. Ordonné par dates, belles pièces anciennes.
- Visiter le futur Grand Curtius, actuellement en construction, qui regroupera notamment le Musée d'Armes et le Musée Curtius
- Musée d'armes : même si on n'aime pas les armes, les gravures et les explications sur les techniques de fabrications sont exceptionnelles. Un des plus beaux musées du monde !
- Visiter la bibliothèque des Chiroux, la plus grande de la communauté Française.
- Se promener sur le campus du Sart Tilman de l'université de Liège accessible au public ou visiter la faculté de Philosophie et Lettres qui est toujours installée en plein centre ville, place du XX-Août.
- Se promener sur les rives de la Meuse, depuis le parc de le Boverie jusqu'au quai Godefroid-Kurth : chemins aménagés sous les ponts, et quais romantiques. Au passage, visiter l'aquarium / museum / maison de la science.
- Faire un tour en famille ou entre amis à la foire de Liège, plus grande foire de Belgique (1er octobre - 10 Novembre)
- Visiter le Village de Noël, le plus ancien et probablement aussi le plus grand de Belgique (en bagarre avec celui de Bruxelles)
- Prendre part à la Foire liégeoise, grande kermesse d'attractions, et y manger des croustillons ou des lacquemants avant de monter dans les auto-scooters (autos tamponneuses) ou de faire un tour de manège.

Photos

Voir aussi : [http://liege.eu.org/photos/index.html Photos de Liège]

Jumelage

Liège est jumelée avec :

Liège en d'autres langues

Voir aussi

Site officiel

:
- [http://www.liege.be/ Site officiel de la ville de Liège]

Comités de quartier

:
- [http://www.glain.be/ Comité de quartier de Glain] :
- [http://www.sclessin.be/ Comité de quartier de Sclessin] :
- [http://cf.geocities.com/cqst2004/ Comité de quartier du Sart-Tilman] :
- [http://www.burenville.be/ Comité de quartier de Burenville] :
- [http://www.laveu.be/ Comité de quartier du Laveu] :
- [http://users.swing.be/CQCT/ Comité de quartier de Chênée-Thiers et Extensions] :
- [http://www.avroy.net Comité de quartier Avroy]

Institutions liégeoises

:
- [http://www.orw.be/ Opera de Wallonie] :
- [http://www.ulg.ac.be/ ULG Université de Liège] :
- [http://www.prov-liege.be/epl Enseignement de la province de Liège] :
- [http://ecolevirtuelle.prov-liege.be Hautes Ecole de la province de Liège]

Informations touristiques sur Liège

:
- [http://www.fabrice-muller.be/ Liège : histoire et monuments] :
- [http://www.tchantches.be/ Un site sur Tchantchès, Nannesse et la république libre d'Outremeuse] :
- [http://www.liege.biz/photographies.htm De superbes photos de Liège] :
- [http://www.wikitravel.org/fr/article/Liège Liège sur Wikitravel] :
- [http://www.e-liege.net/ La ville de Liège sur le web] :
- [http://www.liegecity.be/ Liège City] :
- [http://www.lecarre.com/ Site sur le Carré] :
- [http://francois.schreuer.org/photos/20041021_liege.html Une galerie de photos de la ville, en Creative Commons] :
- [http://www.liegeurbain.net/ Liège Urbain] :
- [http://www.planparty.com/ Site d'informations sur les loisirs à Liège et sa province] :
- [http://jeu-photographique.skynetblogs.be/ Regards sur Liège : jeu photographique] Catégorie:Liège Catégorie:Ancienne préfecture

9 octobre

Le 9 octobre est le 282 jour de l'année (283 en cas d'année bissextile) du calendrier grégorien.

Événements


- 1238 : Jacques Ier d'Aragon fait son entrée dans la ville de Valence, capitale du royaume de Valence
- 1595 : L'armée espagnole prend Cambrai.
- 1652 : l'Angleterre entre en guerre avec les Provinces-Unies.
- 1683 : Louis XIV épouse Madame de Maintenon.
- 1760 : Les Russes s'emparent de Berlin.
- 1799 : Coup d'Etat du 18 Brumaire.
- 1801 : La Turquie signe avec la France un traité qui lui restitue l'Égypte
- 1804 : La capitale de la Tasmanie, Hobart est fondée
- 1806 : La Prusse déclare la guerre à la France
- 1824 : Le Congrès du Costa Rica accepte finalement que soit appliqué le décret fédéral du 17 avril 1824 abolissant l'esclavage.
- 1874 : Création de l'Union générale des postes.
- 1876 : Alexandre Graham Bell teste la première ligne téléphonique.
- 1890 : Premier vol de l'avion Éole de l'ingénieur français Clément Ader, lequel réussit à faire s'élever son engin à 20 centimètres au-dessus du sol et à parcourir 50 mètres.
- 1930 : L'Américaine Laura Ingalls est la première femme à traverser les États-Unis en avion d'est en ouest.
- 1945 : Fondation de l'ENA.
- 1962 : L'Ouganda prend son indépendance de l'Empire Britannique.
- 1975 : Prix Nobel de la paix pour le physicien russe Andreï Dmitrievitch Sakharov
- 1981 : Abolition de la peine de mort en France
- 1997 : Dissolution du mariage de la princesse Caroline de Monaco et de Philippe Junot
- 1997 : Laurent Jalabert, cycliste Français, devient champion du monde du contre-la-montre cycliste à Saint-Sébastien
- 2004 : En Afghanistan , le Président Hamid Karzaï, nommé après le renversement des talibans en 2001, est ré-élu avec 55,5% des suffrages exprimés. C'était leurs premières élections démocratiques.

Naissances


- 1261 : Denis Ier de Portugal
- 1735 : Le duc Charles Guillaume Ferdinand de Brunswick, commandant l'armée prussienne qui envahit la France en 1792
- 1757 : Charles X, futur roi de France
- 1835 : Camille Saint-Saëns, compositeur français
- 1859 : Alfred Dreyfus voir l'affaire Dreyfus
- 1873 : Karl Schwarzschild, astrophysicien allemand
- 1881 : Victor Klemperer, philologue allemand
- 1906 : Léopold Sédar Senghor, homme d'État sénégalais, poète, essayiste, homme politique et académicien français
- 1909 : Jacques Tati, né Tatischeff, cinéaste français
- 1940 : John Lennon, chanteur, guitariste et membre fondateur des Beatles
- 1944 : John Entwistle, musicien de rock anglais
- 1944 : Peter Tosh, chanteur de reggae
- 1947 : France Gall, chanteuse de variété française
- 1952 : Pierre Jolivet, réalisateur, acteur et scénariste français
- 1960 : Guylaine Tremblay, actrice québécoise
- 1975 : Sean Lennon
- 1986 : Laure Manaudou, nageuse française

Décès


- 1799 : Mgr Pigneau de Behaine, homme d'Église et diplomate français (° 2 novembre 1741), qui joua un grand rôle dans l'influence grandissante de la France en Cochinchine et en Annam à la fin du XVIII siècle.
- 1934 : Le roi Alexandre Ier de Yougoslavie
- 1934 : Louis Barthou, ministre français des Affaires étrangères
- 1945 : Pierre Laval, ancien président du conseil
- 1958 : Pie XII, pape
- 1967 : Ernesto Guevara, dit le Che, révolutionnaire argentin et ancien ministre du gouvernement cubain
- 1970 : Jean Giono, écrivain
- 1973 : Rosetta Tharpe, chanteuse
- 1978 : Jacques Brel, auteur, compositeur, interprète belge
- 1984 : Lew Christensen, danseur, chorégraphe et maître de ballet américain
- 1999 : Milt Jackson, vibraphoniste et improvisateurs de jazz
- 2003 : Maxime Brunfaut, architecte schaerbeekois, (gare Centrale de Bruxelles)

Célébrations


- Journée mondiale de la poste

Saints catholiques du jour


- Saint Denis Catégorie:Jour de l'année ja:10月9日 ko:10월 9일 ms:9 Oktober simple:October 9 th:9 ตุลาคม

18 décembre

ko:12월 18일 ja:12月18日 Catégorie:Jour de l'année Le 18 décembre est le 352 jour de l'année (353 en cas d'année bissextile) du calendrier grégorien.

Événements


- 1644 : En Suède, la reine Christine monte sur le trône.
- 1776 : Ratification de la première constitution de la Caroline du Nord
- 1783 : William Pitt le Jeune devient Premier ministre de Grande-Bretagne
- 1865 : L'esclavage est aboli aux États-Unis par l'adoption du 13e amendement
- 1891 : réception officielle de Charles de Freycinet (1828-1923) à l'Académie française
- 1903 : Le canal de Panama sous le contrôle perpétuel des États-Unis
- 1923 : Une convention sur Tanger est signée entre la France, la Grande-Bretagne et l'Espagne.
- 1944 : Première parution du journal Le Monde
- 1956 : Le Japon est admis à l'ONU.
- 1958 : Indépendance du Niger
- 1976 : Première diffusion de la série télévisée Wonder Woman
- 1983 : Début de la guérilla en Casamance
- 1986 : Création du Groupe de Rio

Naissances


- 1878 : Paul Klee , peintre , né à Berne
- 1890 : Edwin H. Armstrong, inventeur des circuits superhétérodynes et de la radio FM
- 1913 : Alfred Bester, auteur de science-fiction
- 1913 : Willy Brandt, Chancelier de l'Allemagne de l'Ouest et Prix Nobel de la paix
- 1916 : Betty Grable, actrice américaine
- 1936 : Michael Moorcock, écrivain fantastique et de science-fiction
- 1943 : Keith Richards, guitariste du groupe les Rolling Stones
- 1946 : Steven Spielberg, réalisateur américain
- 1948 : Laurent Voulzy, chanteur
- 1963 : Brad Pitt, acteur américain
- 1970 : Miles Marshall Lewis, écrivain américain
- 1971 : Arantxa Sanchez-Vicario, joueuse de tennis
- 1978 : Katie Holmes, actrice américaine
- 1980 : Christina Aguilera née à Staten Island, tout près de New York.

Décès


- 821 : Théodulphe, évêque d'Orléans, proche collaborateur de Charlemagne
- 1142 : Godefroid II de Louvain, duc de Basse-Lorraine.
- 1622 : Saint François de Sales à Lyon - né le 21 août 1567
- 1737 : Antonio Stradivari, luthier
- 1892 : Richard Owen, biologiste, spécialiste en anatomie comparée et paléontologiste anglais
- 1829 : Jean-Baptiste Lamarck, naturaliste français.
- 1970 : Marc Boegner (le pasteur Boegner), théologien, homme d'Église, essayiste et académicien français (° 1881)
- 1980 : Alexeï Kossyguine, homme politique soviétique
- 1993 : Sam Wanamaker, acteur et réalisateur
- 1995 : Konrad Zuse, allemand inventeur du premier ordinateur
- 1999 : Robert Bresson, cinéaste
- 2001 : Gilbert Bécaud (François Silly), chanteur compositeur et acteur français
- 2004 : Anthony Sampson écrivain britannique

Célébrations


- Journée internationale des migrants

Saints catholiques du jour


- Saint Gatien
- Saint Winibald (ou Saint Winebaud)

États généraux de 1789

Les États généraux de 1789 sont les derniers de l'Ancien Régime français.

Le contexte

Début 1788, tout le monde souhaite la tenue des États généraux, mais pour des objectifs, le plus souvent, incompatibles entre eux:

Les « privilégiés »


- L'aristocratie souhaite en finir avec la monarchie absolue imposée par Louis XIV et représentée de facto (comme de visu) par Louis XVI, et reprendre ainsi ses pouvoirs d'autrefois.
- Le clergé qui profite globalement du système, désire (en majorité) le maintien du statu-quo. Aux Etats-généraux la noblesse est représentée par 270 députés (dont 90 libéraux). Le clergé est représenté par 291 députés (dont 220 curés), la plupart acquise aux idées de réformes. Les priviliégiés (le clergé et la noblesse) sont majoritaires en voix aux États généraux (2 contre 1), et toute décision a des chances de leur être favorable. Mais attention, il existe déjà dans ces deux « États », d'ardents réformateurs qui ne sauraient tarder à devenir encore beaucoup plus engagés... (cependant, à cette époque personne ne parle encore de révolution).

Le Tiers

578 députés, (207 officiers et hommes de loi,, 211 hommes de loi de profession libérale parmi lesquels 160 avocats, et 110 commerçants, agriculteurs et industriels) forment le tiers état aux états généraux du 5 mai 1789. Concernant son « manque de représentation et de considération » (Beaumarchais), le Tiers est lui-même divisé sur nombre d'autres questions qui sont évoquées dans les cahiers de doléances :
- La bourgeoisie, plutôt urbaine, enrichie par le commerce ou la finance, ouverte aux Lumières voit sa force économique naissante bloquée par ses origines roturières et réclame une égalité de traitement : les nobles seuls ont accès aux postes d'officiers ou de la haute fonction publique, et sont dispensés de taxes. Ces revendications sont a mi-chemin entre social et économique.
- La paysannerie, qui vit de ses maigres récoltes en fonction des aléas du temps, et croule sous la pression fiscale qui lui est infligée: elle demande un rééquilibrage du système fiscal et son extension aux privilégiés mais aussi le droit de chasse... Tout cela pourrait se faire à l'occasion des États généraux, à la condition que le tiers état y soit mieux représenté et que le vote s'y fasse par tête plutôt que par Ordre ;

Le Roi

Le roi lui-même, confronté à une dette de l'État sans précédent, doit trouver une solution pour faire rentrer rapidement de l'argent dans les caisses. Dans son idée, la délégation de cette décision aux États-généraux lui permet de se dissocier d'une mesure qui sera à coup sûr impopulaire.

Convocation et séance d'ouverture

Le 8 août 1788, le marasme financier amène Louis XVI à convoquer les États généraux du royaume pour le 1789. L'élection des représentants a lieu en janvier 1789 et suscite une participation très variable. Les représentants du Tiers-États sont désignés de façon indirecte. Seuls les hommes de plus de 25 ans et payant l'impôt ont le droit de voter. L'ouverture des États généraux a lieu le 5 mai dans la salle des Menus-Plaisirs à Versailles, rebaptisée pour la circonstance salle des trois ordres. Cette date marque le début de la Révolution française. Sur 1139 députés, 291 appartiennent au clergé et 270 à la noblesse. La première séance, le 5 mai, est présidée par Louis XVI en personne, le clergé s'assied à la droite du trône, la noblesse à gauche, le Tiers-État en face. Les orateurs sont le roi, le garde des sceaux, Barentin, et le ministre des finances, Jacques Necker. Louis XVI fait prononcer un discours qui dure trois heures et durant lequel le roi lui-même s'endort. Ce discours fait prendre conscience aux députés que la situation financière du royaume est désastreuse. Il fait apparaître que la situation générale en France est beaucoup plus confuse qu'on ne le pensait ; le gouvernement est totalement désorienté. Barentin, le garde des Sceaux, fait ensuite dans son discours un éloge du roi. Seul le contrôleur des finances aborde les raisons pour lesquelles les États généraux sont réunis : le déficit du budget. Mais il affirme qu'il sera aisé d'y remédier. Il ne parle pas du problème qui préoccupe le plus les députés : le vote par ordre, ou par tête, à l'issue de la séance solennelle, qui conditionne toute réforme.

Les dissensions

Des dissensions éclatent très rapidement sur la manière de voter. Le clergé et la noblesse souhaitent que le vote ait lieu par ordre, ce qui leur assure la majorité ; le tiers-état réclame le vote par tête, ce qui lui assurerait l'égalité et que les débats aient lieu en commun. Le tiers fait valoir qu'il représente à lui seul la Nation, et refuse ainsi de quitter la place. Le 17 juin, le tiers état invite les députés des deux autres ordres à les rejoindre. Certains d'entre eux, des nobles libéraux (Lafayette) et des clercs proches du peuple, s'unissent au troisième ordre. On assiste ainsi à une révolution à caractère juridique : la suppression des ordres face au roi, auxquels se substitue une représentation nationale en une seule assemblée. Le groupe ainsi constitué se proclame donc Assemblée nationale, sur la motion de l'abbé Sieyès. Devant ce premier acte révolutionnaire, Louis XVI, contre l'avis de Necker, fait fermer la salle des États, que préside Bailly. Bailly La nouvelle Assemblée nationale trouve un autre lieu de réunion à Versailles, une salle de jeu de paume, sur la proposition du Dr Guillotin. Lors de la séance dite du Serment du Jeu de Paume, le 20 juin 1789, les députés promettent de ne pas se séparer avant d'avoir rédigé une constitution pour le pays : l'Assemblée nationale constituante siègera ainsi jusqu'au 30 septembre 1791 et exerçera en même temps le pouvoir législatif. Lors de la séance royale du 23 juin 1789, le roi ordonna la dispersion de l'Assemblée. Le grand maître des cérémonies alla porter l'ordre à Bailly, doyen du Tiers. Mirabeau aurait alors, selon la légende, prononcé cette phrase célèbre : « Nous sommes ici par la volonté du peuple et nous n'en sortirons que par la force des baïonnettes. » Des citoyens français appelèrent aussi à la convocation d'un « quatrième ordre : celui des pauvres journaliers, des infirmes, des indigents », etc., ou l'ordre sacré des infortunés, ce qui, à l'époque, était constitué d'un nombre important de personnes. Une révolution bourgeoise et pacifique venait ainsi de s'accomplir, une monarchie constitutionnelle se substituant à l'absolutisme royal de l'Ancien Régime. Cet appel fut sans suite mais donna naissance au siècle au terme quart monde.

Voir aussi

Articles connexes


- Convocation des États généraux de 1789
- Présentation par ordre des 1200 députés au roi
- Assemblée nationale
- Assemblée nationale française
- Convention nationale

Bibliographie


- Edna Hindie-Lemay, La Vie quotidienne des députés aux états généraux, 1789, Hachette, coll. « La Vie quotidienne », 1989.

Liens externes


- [http://humanities.uchicago.edu/images/cahier/contents.html cahiers du Quatrième Ordre] de Dufourny de Villiers.

Sources


- Jean Sylvain Bailly, Mémoires d'un témoin de la Révolution, ou journal des faits qui se sont passés sous ses yeux, et qui ont préparé et fixé la constitution française, éd. Levrault-Schoell et Cie, Paris, an XII-1804 ;
- Jacques-Antoine Creuzé-Latouche, Journal des États généraux et du début de l'Assemblée nationale, Didier, Paris, 1946 ;
- Adrien Duquesnoy, Journal sur l'Assemblée constituante, Alphonse Picard & fils, Paris, 1894 ;
- Denis Goubert (éditeur), 1789 : les Français ont la parole. Cahiers de doléances des États généraux, Gallimard, coll. « Archives », 1973. Etats généraux de 1789

États généraux de 1789

Les États généraux de 1789 sont les derniers de l'Ancien Régime français.

Le contexte

Début 1788, tout le monde souhaite la tenue des États généraux, mais pour des objectifs, le plus souvent, incompatibles entre eux:

Les « privilégiés »


- L'aristocratie souhaite en finir avec la monarchie absolue imposée par Louis XIV et représentée de facto (comme de visu) par Louis XVI, et reprendre ainsi ses pouvoirs d'autrefois.
- Le clergé qui profite globalement du système, désire (en majorité) le maintien du statu-quo. Aux Etats-généraux la noblesse est représentée par 270 députés (dont 90 libéraux). Le clergé est représenté par 291 députés (dont 220 curés), la plupart acquise aux idées de réformes. Les priviliégiés (le clergé et la noblesse) sont majoritaires en voix aux États généraux (2 contre 1), et toute décision a des chances de leur être favorable. Mais attention, il existe déjà dans ces deux « États », d'ardents réformateurs qui ne sauraient tarder à devenir encore beaucoup plus engagés... (cependant, à cette époque personne ne parle encore de révolution).

Le Tiers

578 députés, (207 officiers et hommes de loi,, 211 hommes de loi de profession libérale parmi lesquels 160 avocats, et 110 commerçants, agriculteurs et industriels) forment le tiers état aux états généraux du 5 mai 1789. Concernant son « manque de représentation et de considération » (Beaumarchais), le Tiers est lui-même divisé sur nombre d'autres questions qui sont évoquées dans les cahiers de doléances :
- La bourgeoisie, plutôt urbaine, enrichie par le commerce ou la finance, ouverte aux Lumières voit sa force économique naissante bloquée par ses origines roturières et réclame une égalité de traitement : les nobles seuls ont accès aux postes d'officiers ou de la haute fonction publique, et sont dispensés de taxes. Ces revendications sont a mi-chemin entre social et économique.
- La paysannerie, qui vit de ses maigres récoltes en fonction des aléas du temps, et croule sous la pression fiscale qui lui est infligée: elle demande un rééquilibrage du système fiscal et son extension aux privilégiés mais aussi le droit de chasse... Tout cela pourrait se faire à l'occasion des États généraux, à la condition que le tiers état y soit mieux représenté et que le vote s'y fasse par tête plutôt que par Ordre ;

Le Roi

Le roi lui-même, confronté à une dette de l'État sans précédent, doit trouver une solution pour faire rentrer rapidement de l'argent dans les caisses. Dans son idée, la délégation de cette décision aux États-généraux lui permet de se dissocier d'une mesure qui sera à coup sûr impopulaire.

Convocation et séance d'ouverture

Le 8 août 1788, le marasme financier amène Louis XVI à convoquer les États généraux du royaume pour le 1789. L'élection des représentants a lieu en janvier 1789 et suscite une participation très variable. Les représentants du Tiers-États sont désignés de façon indirecte. Seuls les hommes de plus de 25 ans et payant l'impôt ont le droit de voter. L'ouverture des États généraux a lieu le 5 mai dans la salle des Menus-Plaisirs à Versailles, rebaptisée pour la circonstance salle des trois ordres. Cette date marque le début de la Révolution française. Sur 1139 députés, 291 appartiennent au clergé et 270 à la noblesse. La première séance, le 5 mai, est présidée par Louis XVI en personne, le clergé s'assied à la droite du trône, la noblesse à gauche, le Tiers-État en face. Les orateurs sont le roi, le garde des sceaux, Barentin, et le ministre des finances, Jacques Necker. Louis XVI fait prononcer un discours qui dure trois heures et durant lequel le roi lui-même s'endort. Ce discours fait prendre conscience aux députés que la situation financière du royaume est désastreuse. Il fait apparaître que la situation générale en France est beaucoup plus confuse qu'on ne le pensait ; le gouvernement est totalement désorienté. Barentin, le garde des Sceaux, fait ensuite dans son discours un éloge du roi. Seul le contrôleur des finances aborde les raisons pour lesquelles les États généraux sont réunis : le déficit du budget. Mais il affirme qu'il sera aisé d'y remédier. Il ne parle pas du problème qui préoccupe le plus les députés : le vote par ordre, ou par tête, à l'issue de la séance solennelle, qui conditionne toute réforme.

Les dissensions

Des dissensions éclatent très rapidement sur la manière de voter. Le clergé et la noblesse souhaitent que le vote ait lieu par ordre, ce qui leur assure la majorité ; le tiers-état réclame le vote par tête, ce qui lui assurerait l'égalité et que les débats aient lieu en commun. Le tiers fait valoir qu'il représente à lui seul la Nation, et refuse ainsi de quitter la place. Le 17 juin, le tiers état invite les députés des deux autres ordres à les rejoindre. Certains d'entre eux, des nobles libéraux (Lafayette) et des clercs proches du peuple, s'unissent au troisième ordre. On assiste ainsi à une révolution à caractère juridique : la suppression des ordres face au roi, auxquels se substitue une représentation nationale en une seule assemblée. Le groupe ainsi constitué se proclame donc Assemblée nationale, sur la motion de l'abbé Sieyès. Devant ce premier acte révolutionnaire, Louis XVI, contre l'avis de Necker, fait fermer la salle des États, que préside Bailly. Bailly La nouvelle Assemblée nationale trouve un autre lieu de réunion à Versailles, une salle de jeu de paume, sur la proposition du Dr Guillotin. Lors de la séance dite du Serment du Jeu de Paume, le 20 juin 1789, les députés promettent de ne pas se séparer avant d'avoir rédigé une constitution pour le pays : l'Assemblée nationale constituante siègera ainsi jusqu'au 30 septembre 1791 et exerçera en même temps le pouvoir législatif. Lors de la séance royale du 23 juin 1789, le roi ordonna la dispersion de l'Assemblée. Le grand maître des cérémonies alla porter l'ordre à Bailly, doyen du Tiers. Mirabeau aurait alors, selon la légende, prononcé cette phrase célèbre : « Nous sommes ici par la volonté du peuple et nous n'en sortirons que par la force des baïonnettes. » Des citoyens français appelèrent aussi à la convocation d'un « quatrième ordre : celui des pauvres journaliers, des infirmes, des indigents », etc., ou l'ordre sacré des infortunés, ce qui, à l'époque, était constitué d'un nombre important de personnes. Une révolution bourgeoise et pacifique venait ainsi de s'accomplir, une monarchie constitutionnelle se substituant à l'absolutisme royal de l'Ancien Régime. Cet appel fut sans suite mais donna naissance au siècle au terme quart monde.

Voir aussi

Articles connexes


- Convocation des États généraux de 1789
- Présentation par ordre des 1200 députés au roi
- Assemblée nationale
- Assemblée nationale française
- Convention nationale

Bibliographie


- Edna Hindie-Lemay, La Vie quotidienne des députés aux états généraux, 1789, Hachette, coll. « La Vie quotidienne », 1989.

Liens externes


- [http://humanities.uchicago.edu/images/cahier/contents.html cahiers du Quatrième Ordre] de Dufourny de Villiers.

Sources


- Jean Sylvain Bailly, Mémoires d'un témoin de la Révolution, ou journal des faits qui se sont passés sous ses yeux, et qui ont préparé et fixé la constitution française, éd. Levrault-Schoell et Cie, Paris, an XII-1804 ;
- Jacques-Antoine Creuzé-Latouche, Journal des États généraux et du début de l'Assemblée nationale, Didier, Paris, 1946 ;
- Adrien Duquesnoy, Journal sur l'Assemblée constituante, Alphonse Picard & fils, Paris, 1894 ;
- Denis Goubert (éditeur), 1789 : les Français ont la parole. Cahiers de doléances des États généraux, Gallimard, coll. « Archives », 1973. Etats généraux de 1789

Versailles

Versailles est une commune française, située dans le département des Yvelines et la région Île-de-France. Ses habitants sont appelés les Versaillais. Le terme Versaillais servit également à désigner les troupes régulières lors des évènements de la Commune parce que le gouvernement siégeait dans la ville. Le nom de « Versailles » vient probablement du latin, versare, verser, retourner. Le terme, daté du , aurait désigné à l'origine des terres labourées (retournées).

Géographie

La ville, chef-lieu du département des Yvelines, est située à 19 km au sud-ouest de Paris. Elle est desservie par cinq gares (Versailles-Chantiers, Versailles-Rive-Droite, Versailles-Rive-gauche, Montreuil et Porchefontaine) et se trouve à proximité immédiate de l'autoroute A13 (dans une zone connue sous le nom de « triangle de Rocquencourt ») et de l'autoroute A86.

Quartiers

A86 Versailles comporte six quartiers principaux :
- le quartier des Chantiers, avec la gare du même nom.
- le quartier Saint-Louis proche du château, qui comprend une zone historique, et où se trouve la cathédrale Saint-Louis, le potager du roi et la pièce d'eau des Suisses ;
- le quartier Notre-Dame, symétrique du quartier Saint-louis par rapport à l'axe du château, ou l'on peut voir l'église Notre-Dame et parcourir la rue commercante de la Paroisse ;
- les quartiers de Montreuil, Porchefontaine et Clagny-Glatigny, essentiellement résidentiels. Il faut citer en outre les quartiers de Jussieu Petits-Bois, Picardie et le quartier de Satory.

Cimetières

La Ville de Versailles compte 4 cimetières : le cimetière Notre-Dame, le cimetière Saint-Louis, le cimetière des Gonards et le cimetière de Montreuil.

Villes limitrophes

Vaucresson, Marnes-la-Coquette, Ville-d'Avray, Viroflay, Vélizy-Villacoublay, Jouy-en-Josas, Buc, Guyancourt, Saint-Cyr-l'École, Bailly, Rocquencourt, Le Chesnay

Histoire

Au début du , Versailles n'est qu'un modeste logis construit par Louis XIII, au milieu des forêts. C'est son rendez-vous de chasse favori. En 1661, son fils, le roi Louis XIV décida de l'agrandir. Très vite, la petite maison de campagne se transforma en un prestigieux château et l'on aménagea un grand parc arboré tout autour. Il devint le symbole de l'absolutisme. Jusqu'au règne de Louis-Philippe, le château de Versailles et son