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Aisne (département)L'Aisne (02) est un département français, qui doit son nom à la rivière du même nom.
Histoire
rivière
Article détaillé : Histoire de l'Aisne
L'Aisne fut l'un des 83 départements créés en 1790. Il fut constitué de territoires issus de l'Île-de-France (Laonnois, Soissonnais, Noyonnais, Valois) et de la Picardie (Thiérache, Vermandois).
Politique
Article détaillé : Politique de l'Aisne
- Liste des députés de l'Aisne
- Liste des sénateurs de l'Aisne
- Liste des conseillers généraux de l'Aisne
- Liste des circonscriptions législatives de l'Aisne
- Liste des préfets de l'Aisne
Géographie
Liste des préfets de l'Aisne
Article détaillé : Géographie de l'Aisne
L'Aisne est entourée par les départements du Nord, de la Somme, de l'Oise, de Seine-et-Marne, de la Marne et des Ardennes ainsi que par la Belgique.
Autres villes importantes: Tergnier, Chauny, Hirson, Villers-Cotterêts.
Cours d'eau: l'Aisne, la Marne, l'Ourcq, la Vesle, la Somme, l'Oise, la Serre.
Climat
Article détaillé : Climat de l'Aisne
Économie
Article détaillé : Économie de l'Aisne
Démographie
Article détaillé : Démographie de l'Aisne
Les habitants de l'Aisne sont les Axonais.
L'Aisne comprend quelques villes de moyenne importance, entourées de villages très nombreux et souvent très petits. Le département perdit un peu de sa population dans la deuxième moitié du XIX siècle, en raison de l'exode rural, compensé cependant en partie par le développement industriel. Très affecté par les deux guerres mondiales, le département a vu sa population augmenter légèrement pour retrouver à peu près son niveau de 1900. Depuis une trentaine d'années, le déclin industriel a entrainé une stagnation de la population (526 346 habitants en 1968, 535 489 en 1999). Seul le sud-ouest du département, proche de l'agglomération parisienne, connaît encore la croissance démographique.
Culture
Article détaillé : Culture dans l'Aisne
Tourisme
Article détaillé : Tourisme dans l'Aisne
Voir aussi
Liens internes
- Arrondissements de l'Aisne
- Cantons de l'Aisne
- Communes de l'Aisne
- Département français
Liens externes
- [http://www.Aisne.pref.gouv.fr/ Préfecture de l'Aisne]
- [http://www.cg02.fr/ Conseil général de l'Aisne]
- [http://www.evasion-aisne.com/ Comité départemental du tourisme de l'Aisne]
- [http://www.aisne.pref.gouv.fr/Aisne/Toutes_Resultat.php3 Tableau des communes, maires, emails...]
-
ja:エーヌ県
Départements français
Le département est une division administrative de la France, à la fois une circonscription administrative déconcentrée et une collectivité locale décentralisée.
La France est divisée en 100 départements dont quatre outre-mer.
Le département circonscription administrative
Le département est la circonscription administrative de droit commun depuis l'an VIII et l'est restée. Il est dirigé par le Préfet de département nommé discrétionnairement par le gouvernement, assisté par des sous-préfets pour chaque sous-prefecture.
De nombreux services déconcentrés de l'Etat sont organisé dans le cadre du département, comme la direction départementale de l'équipement (DDE) ou la direction départementale des affaires sanitaires et sociales (DDASS).
Le département collectivité locale
Le département est aussi une collectivité locale décentralisée dirigée par le conseil général, élu au suffrage universel direct pour six ans. La France en compte 99 depuis 1985.
Les départements sont regroupés en régions et divisés en arrondissements qui sont eux-mêmes subdivisés en cantons et en communes.
Histoire
Article détaillé : Histoire des départements français.
Les départements sont créés le 4 janvier 1790 par l'assemblée constituante afin de remplacer les provinces de France jugées contraire à l'homogénéité de la Nation. . Dans un souci de rationalité, les départements reçurent une architecture semblable : une portion de territoire suffisamment petite pour être gérée facilement par un chef-lieu,: la taille de ces départements était fixée de façon telle qu'il devait être possible de se rendre, en moins d'une journée de cheval, au chef-lieu de chacun de ceux-ci depuis n'importe quel point de leur territoire. Dans la même optique, les départements furent nommés non pas d'après des critères historiques, pour ne pas rappeler le découpage en province de l'ancien régime, mais purement géographiques (noms de rivières, de montagnes, etc.)
Le nombre de département, initialement de 83, grimpa à 130 en 1810 avec les gains territoriaux de la République et de l'Empire, puis fut réduit à 86 après la chute de ce dernier en 1815. L'acquisition de Nice et de la Savoie en 1860 conduisit à un total de 89.
Trois départements de l'Alsace et de la Lorraine (le Haut-Rhin, le Bas-Rhin et une partie de la Meurthe et de la Moselle) furent cédés à l'Allemagne en 1871 et restitués en 1919. Les parties non annexés de la Meurthe et de la Moselle furent fusionnées dans le nouveau département de Meurthe-et-Moselle. Une partie du Haut-Rhin située autour de Belfort et qui resta française en 1871 ne fut pas réintégrée dans son département d'origine en 1919 et devint le Territoire de Belfort en 1922.
Les réorganisations de la région parisienne en 1964 et la division de la Corse en 1976 ajoutèrent six départements. Avec les quatre départements d'outre-mer actuels, le total fut porté à 100.
En 2004, la mise en place du second volet de la décentralisation, dont l'acte II fut voté le 13 août 2004, prévoit d'importants transferts de compétences et de moyens aux départements, notamment le transfert des aides sociales et économiques (comme le Revenu minimum d'insertion), la gestion du réseau routier (la Direction départementale de l'équipement devient intégralement gérée au niveau départementale, avec le transfert de ses fonctionnaires et des financements), de compétences en matière d'éducation et de contrôle du patrimoine.
Voir aussi les articles suivants :
- Départements français classés par région
- Départements français classés par population
- Départements français classés par superficie
- Départements français classés par densité de population
- Départements français classés par altitude
- Liste des préfectures de France
- Noms des habitants des départements français
Numérotation
À l'origine, les départements français étaient numérotés (de 01 à 83) pour les seuls besoins des services postaux (voir Liste des 83 départements de 1790). La poste faisait figurer sur chaque lettre un cachet au numéro du département de départ. Ce système fonctionna sous la Révolution et l'Empire puis fut abandonné. Un nouveau classement fut mis en place au avec cinq nouveaux départements (Alpes-Maritimes, Loire, Savoie, Haute-Savoie et Tarn-et-Garonne) qui décalaient les numéros. En 1922 en effet, les 89 départements étaient classés dans l'ordre alphabétique ; le numéro 01 était attribué à l'Ain et le 89 à l'Yonne. Lorsque le territoire de Belfort fut constitué comme département cette année-là, il fut rajouté en fin de liste avec le numéro 90.
Le redécoupage de l'Île-de-France, en 1964, prit effet en 1965 et conduisit à la création des départements de Paris (qui prit le numéro 75 attribué jusqu'alors à la Seine), des Yvelines (qui fut numérotée 78 en lieu et place de la Seine-et-Oise) ainsi que de l'Essonne, des Hauts-de-Seine, de la Seine-Saint-Denis, du Val-de-Marne et du Val-d'Oise, ajoutés en fin de liste avec les numéros 91 à 95.
La Corse (numéro 20) fut partagée en 1976 entre la Corse-du-Sud (2A) et la Haute-Corse (2B).
Les départements d'outre-mer reçurent finalement les numéros 971 à 974 (le numéro 96 n'est donc pas utilisé).
Au-delà de leur fonction de découpage du territoire français, les numéros de départements font partie de la vie quotidienne des Français. On les retrouve sur les plaques d'immatriculation des véhicules, au début des codes postaux (Ceux des deux départements de la Corse débutent toujours par 20) ou dans les numéros de sécurité sociale.
Les territoires français qui ne sont pas des départements possèdent également des numéros analogues : 975 et 976 pour Saint-Pierre-et-Miquelon et Mayotte (les deux collectivités d'outre-mer qui se rapprochent le plus d'un département), 986, 987 et 988 pour Wallis-et-Futuna, la Polynésie française et la Nouvelle-Calédonie.
Bien qu'extérieur à la France, Monaco utilise « 98 » pour ses codes postaux. Mais Andorre a, pour sa part, refusé d'utiliser le code que les postes françaises lui avaient attribué.
Voir aussi
- Administration territoriale
- Arrondissements français
- Cantons français
- Communes de France
- Régions françaises
-
Catégorie:Administration territoriale française
ja:フランスの地方行政区画
ko:데파르트망 (프랑스)
Île-de-France
L'Île-de-France est une région française qui regroupe huit départements. C'est la région où se situe la ville de Paris.
Histoire
Article détaillé : Histoire de l'Île-de-France
La région d'Île-de-France est née du domaine royal constitué depuis le par les rois Capétiens. Ses limites ont varié jusqu'à la fin de l'Ancien Régime. Cette province s'étendait vers l'ouest et surtout le nord et était moins vaste qu'aujourd'hui en direction de l'est et du sud. Elle formait la zone d'intérêts économique des corporations marchandes de Paris, qui ont contribué à en fixer les contours.
Elle fut découpée, à la suite de la Révolution, en trois départements : Seine, Seine-et-Oise et Seine-et-Marne.
La région fut reconstituée après 1945 et la décentralisation administrative à partir de 1964, puis politique en 1982 a consolidé les anciennes provinces.
En 1965, sous l'action vigoureuse de Paul Delouvrier à la tête du district de la région parisienne, le nombre de départements a été porté de trois à huit, y compris Paris. L'un d'eux, celui de Seine-et-Marne, occupe près de la moitié de la superficie régionale. Autour de Paris, les Hauts-de-Seine, la Seine-Saint-Denis et le Val-de-Marne forment la petite couronne. Les départements du Val-d'Oise, des Yvelines et de l'Essonne constituent la grande couronne. L'objectif de cette réforme administrative était éminemment politique : il s'agissait de démanteler le département de la Seine, dont le Préfet avait quasiment autant de pouvoir que le Premier ministre. Cette concurence à la tête de la région capitale était jugée néfaste par De Gaulle et Michel Debré, premier ministre de l'époque pour entreprendre l'aménagement de la région parisienne ("remettre de l'ordre"). Ainsi, en 1965, l'équipe de Delouvrier réalise le Schéma directeur d'aménagement et d'urbanisme de la région parisienne (SDAURP), un document de planification spatiale ambitieux, qui remodelera profondément le visage et le fonctionnement de la région capitale : constitution d'un Réseau Express Régional (RER), et création des Villes nouvelles (Evry, Marne-La Vallée, Cergy, Saint-Quentin, Melun-Sénart).
Administration
Article détaillé : Conseil régional d'Île-de-France
Article détaillé : Direction Régionale de L'Equipement Île-de-France
Politique
Article de fond : Politique de l'Île-de-France
Géographie
Article de fond : Géographie de l'Île-de-France
Cette région française d'une superficie de 12 072 km², abrite la capitale de la France : Paris (75). En 1999, elle comptait 11 millions d'habitants, soit environ 19 % de la population française.
Économie
Article de fond : Économie de l'Île-de-France
Démographie
Les habitants de la région Île-de-France portent le nom de Franciliens.
Article de fond : Démographie de l'Île-de-France
Culture
Article de fond : Culture de l'Île-de-France
Voir aussi
- Portail Île-de-France, pour un accès rapide à une sélection d'articles sur l'Île-de-France :
Liens externes
- [http://www.iledefrance.fr/ Site officiel de l'Île de France]
- [http://www.wikitravel.org/fr/article/Île-de-France Île-de-France sur Wikitravel]
- [http://www.idf-paris.com/ Île-de-France et toutes ses communes sur idf-paris.com]
- [http://www.iaurif.org Institut d'Aménagement et d'Urbanisme de la Région Île de France]
- [http://www.leparisien.com le Parisien]
- [http://www.pidf.com/ Comité régional du tourisme de Paris Ile-de-France]
- Ile-de-France
ja:イル・ド・フランス地域圏
ko:일드프랑스
Picardie
Étymologie
L’étymologie du mot Picardie n'est ni géographique ni historique. Le mot apparaît en 1248, dérivée du mot «picard» c’est-à-dire «piocheur». Les Parisiens appelaient «piocheurs» tous les agriculteurs vivants au nord des zones forestières du Senlisis et du Valois (où les paysans étaient bûcherons), et dans le nord on appelait «Picard» tous ceux qui ne parlaient pas flamand : Arras, Boulogne, Calais, Tournai étaient des villes «picardes» ; leurs étudiants formaient à Paris et à Orléans la «Nation Picarde».
Histoire
Article détaillé : Histoire de la Picardie
Administration
Article de fond : Conseil régional de Picardie
Politique
Article de fond : Politique de la Picardie
Géographie
Article de fond : Géographie de la Picardie
La région Picardie regroupe trois départements : Aisne, Oise, Somme
Économie
Article de fond : Économie de la Picardie
Démographie
Article de fond : Démographie de la Picardie
Culture
On y parle, sauf dans sa partie sud, une langue régionale : le picard.
Le dialecte picard (différent du «francien» de l'Île-de-France qui s'imposa comme langue nationale).
Apogée au XIII siècle : parlé alors dans toute la Picardie actuelle sauf dans le sud de l'Oise et l'Aisne), dans les départements actuels du Pas-de-Calais, du Nord (sauf Dunkerque), une partie du Hainaut belge (région de Mons et de Tournai). Au début du XIX siècle, le picard n'était plus parlé dans les régions du sud de Beauvais, Noyon, Vervins et devint un patois campagnard.
Article de fond : Culture de la Picardie
Culture de la Picardie
Voir aussi
- Portail Picardie, pour un accès rapide à une sélection d'articles sur la Picardie
Liens externes
- [http://www.cr-picardie.fr Site du Conseil régional]
- [http://www.wikitravel.org/fr/article/Picardie Picardie sur Wikitravel]
- [http://www.evasion-aisne.com Tourisme dans l'Aisne en Picardie]
- [http://www.images-en-somme.net Découverte de la Somme en images]
- [http://www.terascia.com/ Terascia ]le portail de la Grande Thiérache
-
ja:ピカルディ地域圏
Liste des conseillers généraux de l'AisneCatégorie:Aisne
Aisne
Liste des conseillers généraux de l'Aisne élus en 2001 et 2004
- canton de Vervins : Jean-Pierre Balligand
- canton de Saint-Quentin centre : Colette Blériot
- canton de Rozoy sur Serre : Joseph Braem
- canton de Tergnier : Michel Carreau
- canton de Bohain : Michel Collet
- canton d'Anizy le Château : Daniel Counot
- canton de Guise : Daniel Cuvelier
- canton de Marle : Yves Daudigny
- canton de Soissons-Nord : Patrick Day
- canton de La Fère : Raymond Deneuville
- canton de Laon-Sud : René Dosière
- canton de Coucy-le-Château : Jean-Claude Dumont
- canton de Charly-sur-Marne : Renaud Dutreil
- canton de Lehaucourt : Raymond Froment
- canton de Craonne : Noël Genteur
- canton de Laon-Nord : Fawaz Karimet
- Canton de Château-Thierry : Jacques Krabal
- canton de Chauny : Jean-Luc Lanouilh
- canton de Villers-Cotterêts : Michel Laviolette
- canton de Saint-Quentin-Nord : Jérôme Lavrilleux
- canton de Sissonne : Pierre-Marie Lebée
- canton de Sains-Richaumont : Michel Lefèvre
- canton de Vermand : Thierry Lefèvre
- canton de Condé-en-Brie : Eric Mangin
- canton de La Capelle : Frédéric Meura
- canton de Saint-Quentin-Sud : Serge Monfourny
- canton d'Oulchy : Hervé Muzart
- Canton d'Aubenton : Bernard Noë
- canton de Ribemont : Michel Potelet
- canton de Saint-Simon : Roland Renard
- Canton de Neuilly Saint Front : André Rigaud
- canton de Crécy-sur-Serre : Bernard Ronsin
- canton de Vic-sur-Aisne : Alain Sautillet
- canton de Braine : Ernest Templier
- canton de Moÿ-de-l'Aisne : Bernard Testu
- canton de Neufchâtel-sur-Aisne : Philippe Timmerman
- canton d'Hirson : Jean-Jacques Thomas
- canton du Nouvion-en-Thiérache : Thierry Thomas
- canton de Soissons-Sud : Pascal Tordeux
- canton de Fère-en-Tardenois : Isabelle Vasseur
- canton de Vailly-sur-Aisne : Annick Venet
- canton de Wassigny : Charles Wetelle
Liste des préfets de l'AisneAine Préfets de l'Aisne, liste des
- Patrice Magnier, de janvier 1990 à janvier 1992
- Pierre-René Lemas, de février 1992 à février 1994
- Jean-Marc Sauvé, de février 1994 à mai 1995
- Jean-Marc Rebière, de juin 1995 à juillet 1998
- Jean-François Cordet, de juillet 1998 à août 2000
- Didier Lallement, de août 2000 à septembre 2001
- Gérard Moisselin, de septembre 2001 à août 2003
- Michel Pinauldt, depuis août 2003
Géographie de l'Aisne
La géographie de l'Aisne est plutôt plate; seule se trouve une butte-témoin en plein centre sur laquelle est plantée la cité médiévale de Laon.
Laon]
Cette situation centrale fit de Laon la préfecture, alors que la ville de Saint-Quentin, excentrée, est trois fois plus peuplée.
Voisinage et formation
Situation
Elle est entourée par les départements du Nord, de la Somme, de l'Oise , de Seine-et-Marne, de la Marne et des Ardennes ainsi que par la Belgique.
Sa conformation est récente et ne correspond pas à une zone héritée du passé historique.
Citation
- « On fit avec des rognures de la Picardie, de la Thiérache, de la Champagne et de l'Ile-de-France, un département de forme bizarre et d'amalgame particulièrement composite, et on lui donna le nom de la plus belle rivière qui le traverse : l'Aisne. »
- Guillaume Hanotaux
Description
Agglomérations
Préfecture : Laon.
Autres villes importantes: Tergnier, Chauny, Hirson, Villers-Cotterêts.
Agriculture
La ville de Laon forme un pivot : au sud du département, les zones boisées sont nombreuses ; au nord de la préfecture commencent les champs de betterave, dont la crise de production des années soixante-dix marqua le déclin local. L'élevage ovin et bovin est également pratiqué dans de verts paturages.
Cours d'eau
L'Aisne, la Marne, l'Ourcq, la Vesle, la Somme, l'Oise, la Serre.
Départements français
Le département est une division administrative de la France, à la fois une circonscription administrative déconcentrée et une collectivité locale décentralisée.
La France est divisée en 100 départements dont quatre outre-mer.
Le département circonscription administrative
Le département est la circonscription administrative de droit commun depuis l'an VIII et l'est restée. Il est dirigé par le Préfet de département nommé discrétionnairement par le gouvernement, assisté par des sous-préfets pour chaque sous-prefecture.
De nombreux services déconcentrés de l'Etat sont organisé dans le cadre du département, comme la direction départementale de l'équipement (DDE) ou la direction départementale des affaires sanitaires et sociales (DDASS).
Le département collectivité locale
Le département est aussi une collectivité locale décentralisée dirigée par le conseil général, élu au suffrage universel direct pour six ans. La France en compte 99 depuis 1985.
Les départements sont regroupés en régions et divisés en arrondissements qui sont eux-mêmes subdivisés en cantons et en communes.
Histoire
Article détaillé : Histoire des départements français.
Les départements sont créés le 4 janvier 1790 par l'assemblée constituante afin de remplacer les provinces de France jugées contraire à l'homogénéité de la Nation. . Dans un souci de rationalité, les départements reçurent une architecture semblable : une portion de territoire suffisamment petite pour être gérée facilement par un chef-lieu,: la taille de ces départements était fixée de façon telle qu'il devait être possible de se rendre, en moins d'une journée de cheval, au chef-lieu de chacun de ceux-ci depuis n'importe quel point de leur territoire. Dans la même optique, les départements furent nommés non pas d'après des critères historiques, pour ne pas rappeler le découpage en province de l'ancien régime, mais purement géographiques (noms de rivières, de montagnes, etc.)
Le nombre de département, initialement de 83, grimpa à 130 en 1810 avec les gains territoriaux de la République et de l'Empire, puis fut réduit à 86 après la chute de ce dernier en 1815. L'acquisition de Nice et de la Savoie en 1860 conduisit à un total de 89.
Trois départements de l'Alsace et de la Lorraine (le Haut-Rhin, le Bas-Rhin et une partie de la Meurthe et de la Moselle) furent cédés à l'Allemagne en 1871 et restitués en 1919. Les parties non annexés de la Meurthe et de la Moselle furent fusionnées dans le nouveau département de Meurthe-et-Moselle. Une partie du Haut-Rhin située autour de Belfort et qui resta française en 1871 ne fut pas réintégrée dans son département d'origine en 1919 et devint le Territoire de Belfort en 1922.
Les réorganisations de la région parisienne en 1964 et la division de la Corse en 1976 ajoutèrent six départements. Avec les quatre départements d'outre-mer actuels, le total fut porté à 100.
En 2004, la mise en place du second volet de la décentralisation, dont l'acte II fut voté le 13 août 2004, prévoit d'importants transferts de compétences et de moyens aux départements, notamment le transfert des aides sociales et économiques (comme le Revenu minimum d'insertion), la gestion du réseau routier (la Direction départementale de l'équipement devient intégralement gérée au niveau départementale, avec le transfert de ses fonctionnaires et des financements), de compétences en matière d'éducation et de contrôle du patrimoine.
Voir aussi les articles suivants :
- Départements français classés par région
- Départements français classés par population
- Départements français classés par superficie
- Départements français classés par densité de population
- Départements français classés par altitude
- Liste des préfectures de France
- Noms des habitants des départements français
Numérotation
À l'origine, les départements français étaient numérotés (de 01 à 83) pour les seuls besoins des services postaux (voir Liste des 83 départements de 1790). La poste faisait figurer sur chaque lettre un cachet au numéro du département de départ. Ce système fonctionna sous la Révolution et l'Empire puis fut abandonné. Un nouveau classement fut mis en place au avec cinq nouveaux départements (Alpes-Maritimes, Loire, Savoie, Haute-Savoie et Tarn-et-Garonne) qui décalaient les numéros. En 1922 en effet, les 89 départements étaient classés dans l'ordre alphabétique ; le numéro 01 était attribué à l'Ain et le 89 à l'Yonne. Lorsque le territoire de Belfort fut constitué comme département cette année-là, il fut rajouté en fin de liste avec le numéro 90.
Le redécoupage de l'Île-de-France, en 1964, prit effet en 1965 et conduisit à la création des départements de Paris (qui prit le numéro 75 attribué jusqu'alors à la Seine), des Yvelines (qui fut numérotée 78 en lieu et place de la Seine-et-Oise) ainsi que de l'Essonne, des Hauts-de-Seine, de la Seine-Saint-Denis, du Val-de-Marne et du Val-d'Oise, ajoutés en fin de liste avec les numéros 91 à 95.
La Corse (numéro 20) fut partagée en 1976 entre la Corse-du-Sud (2A) et la Haute-Corse (2B).
Les départements d'outre-mer reçurent finalement les numéros 971 à 974 (le numéro 96 n'est donc pas utilisé).
Au-delà de leur fonction de découpage du territoire français, les numéros de départements font partie de la vie quotidienne des Français. On les retrouve sur les plaques d'immatriculation des véhicules, au début des codes postaux (Ceux des deux départements de la Corse débutent toujours par 20) ou dans les numéros de sécurité sociale.
Les territoires français qui ne sont pas des départements possèdent également des numéros analogues : 975 et 976 pour Saint-Pierre-et-Miquelon et Mayotte (les deux collectivités d'outre-mer qui se rapprochent le plus d'un département), 986, 987 et 988 pour Wallis-et-Futuna, la Polynésie française et la Nouvelle-Calédonie.
Bien qu'extérieur à la France, Monaco utilise « 98 » pour ses codes postaux. Mais Andorre a, pour sa part, refusé d'utiliser le code que les postes françaises lui avaient attribué.
Voir aussi
- Administration territoriale
- Arrondissements français
- Cantons français
- Communes de France
- Régions françaises
-
Catégorie:Administration territoriale française
ja:フランスの地方行政区画
ko:데파르트망 (프랑스)
Nord (département)Le Nord (59) est le département français le plus septentrional, ce qui est à l'origine de son nom.
C'est le département le plus peuplé de France, et avec le Pas-de-Calais, il constitue la région Nord-Pas-de-Calais.
Histoire
Nord-Pas-de-Calais
Le département a été créé à la Révolution française, le 4 mars 1790 en application de la loi du 22 décembre 1789, principalement à partir de la province de Flandre.
Article de fond : Histoire du Nord
Géographie
Histoire du Nord
Le Nord fait partie de la région Nord-Pas-de-Calais. Il est limitrophe de la Belgique et des départements du Pas-de-Calais, de l'Aisne et, sur quelques kilomètres, de la Somme. Il est également bordé par la mer du Nord. Plusieurs fleuves ou rivières le traversent, notamment l'Yser, la Lys, l'Escaut, la Scarpe et la Sambre.
Article de fond : Géographie du Nord
Climat
Article de fond : Climat du Nord
Économie
Article de fond: Économie du Nord
Démographie
Les habitants du Nord sont les Nordistes.
Article de fond : Démographie du Nord
Culture
Article de fond : Culture dans le Nord
- Gastronomie : Le potjevleesch, la carbonade flamande, la flamiche au Maroilles
- Le picard, le dunkerquois.
- Le carnaval de Dunkerque
Tourisme
Article de fond : Tourisme dans le Nord
Politique
Article de fond : Politique du Nord
- Liste des députés du Nord
- Liste des sénateurs du Nord
- Liste des conseillers généraux du Nord
- Liste des Communautés du Nord
Administration
Article de fond : Administration du Nord
- Liste des préfets du Nord
Divers
Liens externes
- [http://www.Nord.pref.gouv.fr/ Préfecture]
- [http://www.cg59.fr/ Conseil général]
- [http://www.cdt-nord.fr/fr/ Comité Départemental du Tourisme]
-
ja:ノール県
Somme (département)La Somme (80) est un département français, dont le nom provient du fleuve Somme.
Histoire
Somme
Le département a été créé à la Révolution française, le 4 mars 1790 en application de la loi du 22 décembre 1789, à partir d'une partie de la province de Picardie (l'Amiénois, le Marquenterre, le Ponthieu, le Santerre et le Vimeu).
Article de fond : Histoire de la Somme
Géographie
La Somme fait partie de la région Picardie. Elle est limitrophe des départements du Pas-de-Calais, du Nord, de l'Aisne, de l'Oise et de la Seine-Maritime, et est bordée par la Manche autour de la baie de Somme.
Article de fond : Géographie de la Somme
Climat
Article de fond : Climat de la Somme
Économie
Article de fond: Économie de la Somme
Démographie
Les habitants de la Somme sont les Sommois.
Article de fond : Démographie de la Somme
Culture
Article de fond : Culture dans la Somme
coucou
Tourisme
Article de fond : Tourisme dans la Somme
Image:Lando-vaux.jpg|Le belvédère de Vaux, à quelques kilomètres de Péronne.
Politique
Article de fond : Politique de la Somme
- Liste des députés de la Somme
- Liste des sénateurs de la Somme
- Liste des conseillers généraux de la Somme
Administration
Article de fond : Administration de la Somme
- Liste des préfets de la Somme
Divers
Liens externes
- [http://www.Somme.pref.gouv.fr/ Préfecture]
- [http://www.cg80.fr/ Conseil général]
- [http://www.images-en-somme.net/ Découverte de la Somme en images]
-
ja:ソンム県
Oise (département)L'Oise (60) est un département français, qui doit son nom à la rivière qui le traverse, l'Oise.
Histoire
A l'époque de la conquête romaine le territoire de l'Oise est partagé entre différentes tribus gauloises. La plus importante est celle des Bellovaques qui occupent la partie la plus vaste située à droite de la rivière Oise (Isara). La ville de Beauvais tire son nom de celui des Bellovaques. Les Silbanectes vivent sur la rive gauche de la rivière. La ville de Senlis tient son nom de cette tribu.
Le 1 juin 987 après la mort de Louis V le Fainéant, Hugues Capet comte de Paris est élu roi à Senlis.
Le département a été créé à la Révolution française, le 4 mars 1790 en application de la loi du 22 décembre 1789, principalement à partir d'une partie de la province d'Île-de-France.
Article de fond : Histoire de l'Oise
Géographie
L'Oise fait partie de la région Picardie. Le département est situé à 35 km au Nord de Paris. Il est limitrophe des départements de la Somme, de l'Aisne, de Seine-et-Marne, du Val-d'Oise, de l'Eure et de la Seine-Maritime.
Article de fond : Géographie de l'Oise
Climat
Article de fond : Climat de l'Oise
Économie
Article de fond: Économie de l'Oise
Démographie
Les habitants de l'Oise sont les Isariens ou Oisiens.
Article de fond : Démographie de l'Oise
Culture
Article de fond : Culture dans l'Oise
Tourisme
Article de fond : Tourisme dans l'Oise
Politique
Article de fond : Politique de l'Oise
- Liste des députés de l'Oise
- Liste des sénateurs de l'Oise
- Liste des conseillers généraux de l'Oise
Administration
Article de fond : Administration de l'Oise
- Liste des préfets de l'Oise
Divers
Liens externes
- [http://www.oise.pref.gouv.fr/Site/Oise_infos/liste_maires_oise.htm Liste des maires de l'Oise]
- [http://www.Oise.pref.gouv.fr/ Préfecture]
- [http://www.cg60.fr/ Conseil général]
-
ja:オワーズ県
Marne (département) -
La Marne (51) est un département français faisant partie de la région Champagne-Ardenne, qui doit son nom à la Marne, rivière qui l'arrose.
Histoire
Le département a été créé à la Révolution française, le 4 mars 1790 en application de la loi du 22 décembre 1789, à partir d'une partie de la province de Champagne.
Article de fond : Histoire de la Marne
Géographie
Histoire de la Marne
La Marne fait partie de la région Champagne-Ardenne. Elle est limitrophe des départements des Ardennes, de la Meuse, de la Haute-Marne, de l'Aube, de Seine-et-Marne et de l'Aisne.
Article de fond : Géographie de la Marne
Climat
Article de fond : Climat de la Marne
Économie
Article de fond: Économie de la Marne
Démographie
Les habitants de la Marne sont les Marnais.
Article de fond : Démographie de la Marne
Culture
Article de fond : Culture dans la Marne
Tourisme
Article de fond : Tourisme dans la Marne
Politique
Article de fond : Politique de la Marne
- Liste des députés de la Marne
- Liste des sénateurs de la Marne
- Liste des conseillers généraux de la Marne
Administration
Article de fond : Administration de la Marne
- Liste des préfets de la Marne
Divers
La Marne est composée de 619 communes.
Liens externes
- [http://www.marne.pref.gouv.fr/ Préfecture]
- [http://www.cg51.fr/ Conseil général]
- [http://www.meteofrance.com/FR/climat/dpt_tempsdumois.jsp?LIEUID=DEPT51 Meteo France - Le climat de la Marne]
ja:マルヌ県
Ardennes (département)Les Ardennes (08) sont un département français, dont le nom peut aussi désigner le massif de l'Ardenne.
Histoire
Article détaillé : Histoire des Ardennes
Le département a été créé à la Révolution française, le 4 mars 1790, en application de la loi du 22 décembre 1789, à partir d'une partie des anciennes provinces de Champagne et d'Argonne et de la principauté de Sedan.
Politique
Article détaillé : Politique des Ardennes
- Liste des députés des Ardennes
- Liste des sénateurs des Ardennes
- Liste des conseillers généraux des Ardennes
- Liste des préfets des Ardennes
- Liste des 463 communes du département
Géographie
Liste des 463 communes du département
Article détaillé : Géographie des Ardennes
Le département des Ardennes fait partie de la Région Champagne-Ardenne. Il est limitrophe des départements de la Meuse, de la Marne et de l'Aisne, ainsi que de la Belgique. Son point culminant est nommé la Croix-Scaille et est situé à 504 m d'altitude.
Climat
Article détaillé : Climat des Ardennes
Économie
Article détaillé : Économie des Ardennes
Démographie
Article détaillé : Démographie des Ardennes
Les habitants des Ardennes sont les Ardennais.
Culture
Article détaillé : Culture dans les Ardennes
Tourisme
Article détaillé : Tourisme dans les Ardennes
Divers
Voir aussi
Liens internes
- Bataille des Ardennes
- Département français
- Sanglier des Ardennes
Liens externes
- [http://www.Ardennes.pref.gouv.fr/ Préfecture des Ardennes]
- [http://www.cg08.fr/ Conseil général des Ardennes]
-
ja:アルデンヌ県
TergnierTergnier
Tergnier est une commune française, située dans le département de l'Aisne et la région Picardie.
Géographie
Histoire
Administration
Démographie
Lieux et monuments
Personnalités liées à la commune
Voir aussi
- Communes de l'Aisne
Liens externes
- [http://www.ign.fr/affiche_rubrique.asp?rbr_id=1087&CommuneId=84844 Tergnier sur le site de l'Institut Géographique National]
- [http://www.recensement.insee.fr/RP99/rp99/co_navigation.co_page?nivgeo=C&codgeo=02738&theme=ALL&typeprod=ALL&lang=FR&quelcas=LISTE Tergnier sur le site de l'Insee]
- [http://www.quid.fr/communes.html?mode=query&req=Tergnier Tergnier sur le site du Quid]
- [http://www.lion1906.com/Pages/ResultatProximiteCoord.php?RadLat1=0.866667480808464&RadLong1=0.0573922435728344 Communes les plus proches de Tergnier]
- [http://www.lion1906.com/Pages/ResultatLocalisation.php?InseeVille=020738 Localisation de Tergnier sur une carte de France]
- [http://www.mapquest.com/maps/map.adp?latlongtype=decimal&latitude=49.6563888888889&longitude=3.28833333333333&zoom=8 Plan de Tergnier sur Mapquest]
Hirson
Hirson est une commune française, située dans le département de l'Aisne et la région Picardie. Ses habitants sont appelés les Hirsonnais(es).
Histoire
Les importants et les plus anciens vestiges découverts dans le canton, ceux de Macquenoise et de Mondrepuis, révèlent la présence de deux camps celtiques. Situé aux confins des territoires de deux peuples belges marquants, le canton actuel d’Hirson était occupé par les Nervi décrits comme sauvages par Jules César qui conquit cette région en 57 avant J.-C., et par les Rémi, alliés de César.
Les Nervi peuplaient le département du Nord et le Hainaut belge actuels. Les Rémi occupaient les territoires actuels du Laonnois, l’arrondissement de Vervins, le département des Ardennes et l’arrondissement de Reims.
Hirson n’apparaît véritablement que vers le . Le lieu se signalait par l’existence d’un château fort, situé sur un promontoire rocheux au confluent de l’Oise et du Gland, à l’emplacement actuel du musée. Propriété des seigneurs de Guise, ce château ne fut jamais occupé que par des châtelains, officiers dépendant de ces seigneurs.
En 1045, le comte Hervet de Vermandois et sa femme Héresinde fondèrent à Saint-Michel un ermitage pour des moines écossais ou irlandais venus de l’abbaye Saint-Vincent de Laon. Par la suite, ces moines adoptèrent la règle bénédictine.
Une autre abbaye, celle-là de chanoines réguliers de l’ordre des Prémontrés, fut fondée en 1147 à Bucilly, au sud d’Hirson. Ces chanoines réguliers ou prêtres-moines (alors que les autres moines n’étaient pas prêtres pour la plupart) desservirent les cures de nombreux villages alentours.
Au , ces deux abbayes prospérèrent. Le chœur et le transept de l’église abbatiale Saint-Michel furent reconstruits vers 1150, tels qu’ils existent toujours. L’église abbatiale de Braine, près de Soissons, imita le style de celle de Saint-Michel, en particulier pour les deux paires d’absidioles posées obliquement par rapport au chœur et à l’abside, ainsi que pour la grande rose à rayon du croisillon nord.
À cette époque, des chartes de franchises furent accordées par des seigneurs de Guise à Hirson en 1156 et à Mondrepuis en 1170.
Ces deux chartes énumèrent les redevances des habitants envers leur seigneur, ainsi que leurs droits et leurs devoirs. Pour le reste, la charte d’Hirson ressemble à un code de droit pénal.
Celle de Mondrepuis est plus curieuse, car Mondrepuis appartenait à l’abbaye de Bucilly sous la suzeraineté des seigneurs de Guise. La charte fut donc accordée par ces deux seigneurs. Par ailleurs, la charte de Mondrepuis initiait la création de village dans une clairière entre les bois d’Hirson et de Fourmies. Les moines de Bucilly voulaient y attirer des agriculteurs pour défricher les forêts voisines.
Hirson et les abbayes de Saint-Michel et de Bucilly souffrirent beaucoup des guerre de Cent Ans, de la France et de l’Espagne au et, enfin, de la guerre de Trente Ans.
La peste accompagna plusieurs fois les guerres, notamment au milieu du et en 1580 où elle décima la population. Le château d’Hirson fut surtout assiégé par les Espagnols en juillet-août 1636 et en 1650. Lors de ce dernier siège, il fut presque entièrement détruit et il ne fut pas reconstruit.
La nef et la façade occidentale de l’église abbatiale de Saint-Michel furent reconstruites par l’abbé de Mornat après la paix de Vervins en 1598 .
L’abbaye de Saint-Michel fut réformée en 1661 par la congrégation bénédictine de Prémontré de l’Antique Rigueur.
Après un incendie en 1715, les bâtiments abbatiaux de Saint-Michel furent reconstruits à leur tour. Ceux de Bucilly le furent vers le milieu de ce siècle.
Hirson était le siège d’une gruerie dépendant de la maîtrise seigneuriale des eaux et forêts de Guise. La prévôté ducale d’Hirson ressortissait par appel au baillage seigneurial d’Aubenton. Enfin, un subdélégué de l’intendant de Soissons séjournait à Hirson. Bien que beaucoup plus nombreux, les subdélégués étaient l’équivalent des sous-préfets actuels.
Vers 1750, fut construite la grande route qui est devenue la R.N. 39 reliant Arras et Cambrai à Charleville-Mézières. En 1763, un incendie détruisit presque toute la ville. Les habitants reconstruisirent Hirson, en partie, en utilisant les ruines du château qui fut, ainsi, complètement rasé.
Il y avait 450 feux, soit 1 800 habitants environ à la veille de la Révolution française.
Au début du , Hirson comptait déjà plusieurs forges et ferblanteries dont celle du Pas-Bayard. Des clouteries étaient installées dans tout le canton.
À Saint-Michel était implantée la forge de Sougland. Bien antérieure à 1800, l’existence de la métallurgie remontait au Moyen Âge. Elle était dispersée, alors, dans un grand nombre de petites forges utilisant le bois de la forêt et, même à l’origine, le minerai de fer local. Pendant la guerre de ligue d’Augsbourg en 1689-1697, ces forges fournissaient beaucoup de munitions d’artillerie.
Dans l’ancienne abbaye de Saint-Michel, une verrerie avait été installée sous la Révolution française et, sous l’Empire, une filature de coton, puis à la fin du XIXème siècle, une fabrique de chaussures, où travaillaient des orphelines dirigées par des sœurs. Aussi, à la veille de l’ouverture de la voie ferrée en 1870, Hirson comptait déjà 3 278 habitants et Saint-Michel, 3 190.
Liens externes
- [http://www.hirson.net/ hirson.net] site officiel
- [http://www.terascia.com/ Terascia ]le portail de la Grande Thiérache
Catégorie:commune de l'Aisne
Aisne (rivière)
L'Aisne est une rivière du nord de la France. Elle prend sa source dans le massif de l'Argonne, à la limite entre la Meuse (55) et la Marne (51), et se jette dans l'Oise à Compiègne, dans le département de l'Oise (60).
Départements et principales villes traversés :
- Meuse (55)
- Marne (51) : Sainte-Menehould
- Ardennes (08) : Vouziers, Rethel
- Aisne (02) : Soissons
- Oise (60) : Compiègne
Hydrologie
Principaux affluents :
- l'Aire
- la Vesle
Catégorie:Cours d'eau de France Catégorie:Marne
Marne (rivière)
La Marne est une rivière française du bassin parisien. Principal affluent de la Seine, la Marne prend sa source sur le plateau de Langres, à Balesmes-sur-Marne (Haute-Marne, 52) et se jette dans la Seine à Charenton-le-Pont/Alfortville (Val-de-Marne, 94).
Départements et principales villes traversés
- Haute-Marne (52) : Chaumont, Saint-Dizier
- Marne (51) : Châlons-en-Champagne, Épernay
- Aisne (02) : Château-Thierry
- Seine-et-Marne (77) : Meaux
- Seine-Saint-Denis (93) : Neuilly-sur-Marne
- Val-de-Marne (94) : Nogent-sur-Marne, Créteil, Charenton-le-Pont, Champigny-sur-Marne, Saint-Maur, Joinville-le-Pont, Saint-Maurice
Hydrologie
Principaux affluents
- la Blaise
- la Saulx
- l'Ourcq
- le Petit Morin
- le Grand Morin
Suicides célèbres
- Léon Deubel
Voir aussi
- Bataille de la Marne
- Casque d'or
Catégorie:Cours d'eau de France
catégorie:Cours d'eau navigable
Catégorie:Marne
Catégorie:Affluent de la Seine
ja:マルヌ川 (フランス)
VesleCatégorie:Cours d'eau de France Catégorie:Marne
La Vesle est un affluent de l'Aisne et traverse principalement le département de la Marne. Elle arrose la ville de Reims.
Ce toponyme provient du gaulois Vidula (vidu- en gaulois signifie « bois ») qui signifie « rivière de la forêt », car autrefois ce cours d'eau coulait dans de vastes régions boisées.
- Autre étymologie possible : VESULA "bonne" forme diminutive de VESOS "bon".
Somme (fleuve)
La Somme est un fleuve français qui donne son nom au département de la Somme.
Géographie
Sa source est située Près de Fonsommes (, 02).
La Somme se jette dans la Manche par la baie de Somme entre le Crotoy et Saint-Valery-sur-Somme.
Histoire
Les Romains l'appelaient Samara, nom qui, s'il est gaulois, signifie vraisemblablement "la tranquille". Il est vrai que son cours est la plupart du temps extrêmement paisible. Le passage de la forme SAMARA à SOMME peut être expliqué par un phénomène appelé sigmatisme, ici passage de R à S, SAMARA devient SAMASA puis par amuïssement (affaiblissement)à la fois de A et de S et assimilation de S en M : SAMASA > SaMaSa > SaMMa > SOMME et cela sur une période difficilement définissable.
Départements et villes traversés
- Aisne : Saint-Quentin
- Somme : Ham , Péronne , Corbie , Amiens , Abbeville , Saint-Valéry-sur-Somme , Le Crotoy
Principaux affluents
Hydrologie
Elle est caractérisée par une pente très faible et un débit régulier. Elle est accompagnée de nombreux étangs et marais (dont le « marais d'Isle », réserve naturelle au cœur de Saint-Quentin, et les « hortillonages » à Amiens). Autrefois exploités pour la tourbe, ils sont maintenant utilisés pour la pêche et la chasse.
La construction du canal de la Somme débute en 1770 pour s'achever en 1843. D'une longueur de 156 km, le canal débute à Saint-Simon et débouche dans la baie de Somme. De Saint-Simon à Froissy le canal est latéral à la Somme ; de Froissy à la mer la Somme est soit une rivière soit canalisée en dérivation d'Abbeville jusqu'a Saint-Valéry-sur-Somme où le canal maritime, autrefois dénommé canal du Duc d'Angoulême, se jette dans la Manche.
En 2001, la vallée de la Somme a été touchée par des inondations d'une ampleur exceptionnelle, dues en grande partie à la remontée de la nappe phréatique ( [http://www.senat.fr/rap/r01-034-1/r01-034-1.html voir le rapport de la commission d'enquête sénatoriale]).
Voir aussi
- Liste des fleuves de France
Liens externes
Relevés hydrométriques :
- Abbeville - station de mesure gérée par la DIREN Nord Pas de Calais
- [http://hydro.rnde.tm.fr/Traitement/Station.php?StaCode=E6470910 station hydrométrique sur la Somme] BV = 5560 km²
- [http://hydro.rnde.tm.fr/Traitement/Synthese.php?StaCode=E6470910 débits synthétiques sur la Banque HYDRO]
- [http://hydro.rnde.tm.fr/Traitement/Qjm.php?StaCode=E6470910&Annee=2005 données débits moyens journaliers, année 2005] (changer l'année dans la barre d'adresse)
- [http://hydro.rnde.tm.fr/Traitement/Entre2Gene.php?StaCode=E6470910&Annee=2005 comparaison 2005 / chronologie antérieure disponible] (changer l'année dans la barre d'adresse)
- Hangest sur Somme - station de mesure gérée par la DIREN Nord Pas de Calais
- [http://hydro.rnde.tm.fr/Traitement/Station.php?StaCode=E6440910 station hydrométrique sur la Somme] BV = 4835 km²
- [http://hydro.rnde.tm.fr/Traitement/Synthese.php?StaCode=E6440910 débits synthétiques sur la Banque HYDRO]
- [http://hydro.rnde.tm.fr/Traitement/Qjm.php?StaCode=E6440910&Annee=2005 données débits moyens journaliers, année 2005] (changer l'année dans la barre d'adresse)
- [http://hydro.rnde.tm.fr/Traitement/Entre2Gene.php?StaCode=E6440910&Annee=2005 comparaison 2005 / chronologie antérieure disponible] (changer l'année dans la barre d'adresse)
- Péronne - station de mesure gérée par la DIREN Nord Pas de Calais
- [http://hydro.rnde.tm.fr/Traitement/Station.php?StaCode=E6351410 station hydrométrique sur la Somme] BV = 1294 km²
- [http://hydro.rnde.tm.fr/Traitement/Synthese.php?StaCode=E6351410 débits synthétiques sur la Banque HYDRO]
- [http://hydro.rnde.tm.fr/Traitement/Qjm.php?StaCode=E6351410&Annee=2005 données débits moyens journaliers, année 2005] (changer l'année dans la barre d'adresse)
- [http://hydro.rnde.tm.fr/Traitement/Entre2Gene.php?StaCode=E6351410&Annee=2005 comparaison 2005 / chronologie antérieure disponible] (changer l'année dans la barre d'adresse)
- Ham (Estouilly) - station de mesure gérée par la DIREN Picardie
- [http://hydro.rnde.tm.fr/Traitement/Station.php?StaCode=E6351420 station hydrométrique sur la Somme] BV = 390 km²
- [http://hydro.rnde.tm.fr/Traitement/Synthese.php?StaCode=E6351420 débits synthétiques sur la Banque HYDRO]
- [http://hydro.rnde.tm.fr/Traitement/Qjm.php?StaCode=E6351420&Annee=2005 données débits moyens journaliers, année 2005] (changer l'année dans la barre d'adresse)
- [http://hydro.rnde.tm.fr/Traitement/Entre2Gene.php?StaCode=E6351420&Annee=2005 comparaison 2005 / chronologie antérieure disponible] (changer l'année dans la barre d'adresse)
Catégorie:Cours d'eau de France Catégorie:Somme
Serre]
Une serre est une construction transparente ou translucide, généralement en verre, minéral ou synthétique, mais aussi en matière plastique (PVC) rigide ou souple. Une serre est destinée à protéger du froid les plantes non rustiques et à favoriser la croissance de certaines cultures (légumes, fleurs, etc.) en créant des conditions climatiques plus favorables que le climat local. Cette technique exploite l'effet de serre qui concentre la chaleur parce que le verre laisse passer le rayonnement solaire mais limite les émissions thermiques (dans l'infra-rouge) et les pertes par convection en abritant le milieu intérieur du vent.
La culture sous serre s'appelle la serriculture.
Voir aussi
Article connexe
- Effet de serre
Catégorie:Agriculture Catégorie:Jardinage
ja:ビニールハウス
ko:비닐하우스
Paris
Paris est la capitale de la France et le chef-lieu de la région Île-de-France.
Elle est construite à cheval sur une boucle de la Seine, ce qui la divise naturellement en une rive gauche et une rive droite. Connue dans le monde entier pour ses monuments et sa vie artistique et culturelle, Paris est aussi un symbole historique fort, un centre politique et économique important et un point de passage pour les transports inter-européens.
Ses habitants sont appelés les Parisiens. Paris est également connue sous le nom argotique de « Paname ».
La devise de Paris est Fluctuat nec mergitur, soit « Il tangue mais ne coule pas » ; il s'agit de Scilicet, le navire représenté sur le blason de la ville et symbolisant l'ordre des marchands de l'eau commerçant sur la Seine. La patronne de la ville est sainte Geneviève, à qui il est attribué d'avoir convaincu Attila d'épargner la capitale gauloise, au .
Histoire
Attila]
Voir aussi la chronologie de Paris et l'Histoire de l'urbanisme parisien. On peut consulter des cartes anciennes de Paris sur le site Gallica .
Origine du nom de Paris
Paris doit son nom à la tribu des Parisii.
L'origine de ce nom n'est pas connue avec certitude. Il dériverait du mot gaulois kwar (carrière), par référence aux nombreuses carrières de la région parisienne. D'autres étymologies ont été proposées. Selon les historiens Pierre Hubac et Cheikh Anta Diop, les Parisii devraient leur nom à la déesse égyptienne Isis, à laquelle de nombreux temples (ou enclos, per Isis en égyptien) étaient dédiés dans la région parisienne. Une légende rattache le nom de Paris à celui de la cité engloutie d'Ys.
Préhistoire
Le site de Paris est occupé par l'homme depuis au moins 40 000 ans, comme en témoignent les outils en pierre taillée retrouvés hors contexte lors des différents travaux de terrassement en bord de Seine.
Les plus spectaculaires découvertes archéologiques in situ ont été faites dans le XII arrondissement, où ont été mis à jour en 1991 les vestiges parmi les plus anciens de l'occupation humaine permanente sur le territoire de Paris. Les fouilles sur la ZAC de Bercy, ont permis la découverte des traces d'un village de la période chasséenne (entre 4000 et 3800 av. J.-C.), établi sur la rive gauche de l'ancien bras de la Seine, dévoilant un mobilier archéologique exceptionnel : pirogues de bois, poteries, arcs et flèches, outils en os et en pierre.
Antiquité
chasséenne]]
C'est le flou le plus total entre cette occupation préhistorique du site et la période gallo-romaine. Seule certitude, et encore, les Parisii, peuple Gaulois, étaient maîtres des lieux quand les troupes de César sillonnèrent le pays. Certains évoquent des dates entre -250 et -200 pour la fondation du Paris des Parisii, sans grands arguments à faire valoir. En 52 av. J.-C., lorsque Labienus, lieutenant de Jules César, prit Paris, elle était appelée Lutetia (traduit plus tard en français par Lutèce) par les Romains. Le rôle de capitale de la Gaule était alors dévolu à Lugdunum (Lyon). On ne connaît pas aujourd'hui avec certitude l'emplacement de la cité gauloise. On a longtemps pensé qu'elle se trouvait dans l'île de la Cité mais cette hypothèse est aujourd'hui très discutée (cette dernière ayant été complètement fouillée lors du chantier du métro). La cité gauloise a très bien pu se situer dans l'île Saint-Louis ou dans une autre île aujourd'hui rattachée à la rive gauche et qui se trouvait en face de l'île Saint-Louis (delta formé par l'embouchure de la Bièvre). Une hypothèse très discutée actuellement est de placer le village gaulois d'origine non loin du mont Valérien à Nanterre.
La cité romaine a été construite au sur la rive gauche. On pense qu'elle s'étendait approximativement du boulevard Saint-Germain au Val-de-Grâce et de la rue Descartes au jardin du Luxembourg. Lutèce était construite autour de la rue Saint-Jacques (qui en était le cardo) selon un plan organisé en rues perpendiculaires. Le centre de la ville est fixé par les architectes romains au niveau actuel des 172 et 174 de la rue Saint-Jacques. Le forum s'étendait de la rue Saint-Jacques au boulevard Saint-Michel et de la rue Cujas à la rue Malebranche. Des thermes étaient construits à l'angle du boulevard Saint-Germain et du boulevard Saint-Michel, ainsi qu'à proximité de l'actuel Collège de France, à l'angle de la rue des Écoles et de la rue Jean-de-Beauvais. Un théâtre se trouvait à l'angle de la rue de l'École de médecine et du boulevard Saint-Michel, à l'emplacement actuel de la rue Racine. À l'est de la ville, une rivière aujourd'hui canalisée, la Bièvre, contournait la montagne Sainte-Geneviève en passant au niveau du jardin des Plantes. La rivière traversait à cette époque le XIII arrondissement pour se jeter dans la Seine au niveau de l'île de la Cité et de l'île Saint-Louis. Les Arènes de Lutèce étaient construites à l'est de la ville, à proximité de la Bièvre. Un cimetière est implanté au sud de la ville, à l'emplacement de l'abbaye de Port-Royal.
Époque médiévale
Paris prend son nom actuel au et Clovis, Mérovingien et roi des Francs, s'y établit pour en faire sa capitale en 508, suite à sa victoire sur les Romains. Dès le , on note la présence d'un lieu de culte implanté sur la rive droite : l'église Saint-Gervais (aujourd'hui située derrière l'Hôtel de ville). Au , des enceintes furent édifiées sur la rive droite pour protéger les paroisses de Saint-Gervais et Saint-Germain-l'Auxerrois (aujourd'hui situées près du Louvre). L'enceinte de Saint-Gervais devait se situer approximativement au niveau des rues des Barres, de Rivoli, et de la Tacherie. La rive gauche fut entièrement détruite par les Normands en 885. Quand la couronne échut aux Capétiens, en 987, Paris était une des deux grandes villes de leur domaine personnel (avec Orléans). Leur ancêtre Eudes s'illustra en la défendant face aux Vikings.
Les premières agglomérations de la rive droite datent du . Il s'agit alors de Saint-Martin-des-Champs (aujourd'hui rue Réaumur), Saint-Germain-l'Auxerrois, et Saint-Gervais. Les rois se fixèrent progressivement à Paris à partir de Louis VI (1108), et plus encore de Philippe-Auguste (1190-1220). Paris devint alors définitivement la capitale du royaume. La rive gauche de la ville ne fut véritablement reconstruite qu'au . À la même époque, la rive droite était constituée de quatre quartiers : le quartier de Grève (Saint-Gervais), le Châtelet, les Halles et Saint-Germain-l'Auxerrois. Le quartier de Grève s'étendait alors jusqu'à l'église Saint-Merri.
L'enceinte construite par Philippe-Auguste allait de la rue Étienne-Marcel à la rue de l'Estrapade, et du Louvre aux Fossés-Saint-Bernard. Par la suite, Paris s'étendit surtout sur la rive droite. Au , l'enceinte de Charles V (1371-1380) englobait l'ensemble des III et IV arrondissements et s'étend du Pont Royal à la Porte Saint-Denis (emplacement de l'actuelle rue d'Aboukir).
rue d'Aboukir
De Henri IV à la monarchie de Juillet
Au , Henri IV, qui selon la légende trouvait que « Paris vaut bien une messe », construisit les premiers ensembles architecturaux modernes avec la place des Vosges. Son successeur Louis XIII étendit l'enceinte de Charles V sur la rive droit pour englober l'équivalent des quatre premiers arrondissements. Louis XIV, quant à lui, détruisit cette enceinte pour construire sur son emplacement les premiers grands boulevards. Au , l'enceinte des Fermiers généraux « mura » les onze premiers arrondissements actuels. La ville construite ne s'étendait pourtant alors que sur la superficie couverte aujourd'hui par les six premiers arrondissements, le jardin du Luxembourg marquant la frontière de la ville.
C'est à Paris, à l'endroit où la rue Saint-Antoine rejoint l'actuelle place de la Bastille, que débuta la Révolution française le 14 juillet 1789, avec le soulèvement des ébénistes du faubourg Saint-Antoine et la prise de la Bastille. La Commune de Paris joua alors un rôle de radicalisation. Les policiers de Paris, sous l'autorité de la Mairie, s'employèrent sous la Terreur à incarcérer tout ce que la ville comptait encore de nobles, de riches bourgeois, de prêtres et d'intellectuels en général. C'est pourquoi le maire de Paris est aujourd'hui le seul de France à être privé de tout pouvoir de police.
Sous la monarchie de Juillet, la ville s'agrandit brutalement jusqu'au mur des Fermiers Généraux.
Le Paris moderne
Avec Haussmann et le Second Empire, Paris s'engaga dans de gigantesques travaux de modernisation. Le Paris d'aujourd'hui est avant tout celui de Napoléon III et d'Haussmann. Le 1 janvier 1860, onze communes périphériques furent entièrement annexées et d'autres perdirent une partie de leur territoire au profit de Paris (voir Arrondissements de Paris). La capitale française passa de douze à vingt arrondissements et de 3 288 à 7 088 hectares.
Du 26 mars au 22 mai 1871, Paris fut le siège d'un pouvoir insurrectionnel : la Commune de Paris qui s'opposait au Gouvernement provisoire de Versailles, conduit par Adolphe Thiers.
Adolphe Thiers]]
Au et siècles, Paris a accueilli de nombreuses expositions universelles. La Tour Eiffel fut construite pour celle de 1889, et le métro parisien fut inauguré à l'occasion de celle de 1900.
En 1910, une crue de la Seine provoqua l'une des plus graves inondations de Paris.
L'armée allemande occupa Paris pendant la Seconde Guerre mondiale, de 1940 à 1944. À l'approche des troupes alliées arrivant de Normandie, une rébellion éclata le 19 août 1944. Le 25 août, à l'arrivée de la deuxième division blindée du général Leclerc, le commandant de la garnison, le général Dietrich von Choltitz, capitula sans exécuter les ordres qui lui enjoignaient de détruire la ville. Seul le central téléphonique militaire de la rue Saint-Armand fut détruit.
En mai 1968, les étudiants parisiens furent les premiers à déclencher des émeutes dans le quartier latin. Un Comité pour le maintien des occupations (CMDO) fut créé à la Sorbonne à l'initiative de l'Internationale Situationniste.
En 1976, l'État a accordé pour la première fois une municipalité autonome à la capitale. Jacques Chirac fut alors élu maire de Paris. Devenu président de la République, il a été remplacé en 1995 par Jean Tiberi auquel a succédé Bertrand Delanoë en 2001. Bertrand Delanoë se démarque surtout de ses prédécesseurs par sa volonté affichée de réduire la place de l'automobile dans la capitale au profit des transports en commun (avec des voies de bus en site propre) et des taxis.
Paris a organisé les Jeux Olympiques en 1900 et en 1924. Elle a été candidate malheureuse à l'organisation des jeux d'été de 1992, 2008 et 2012, finalement revenus à Barcelone, Pékin et Londres. Voyez l'article principal : Paris 2012.
Démographie
Paris 2012
Selon les estimations de l'Insee, la population de la ville de Paris est de 2 142 800 habitants au 2004, pour une superficie de 10 540 hectares, soit une densité de 20 408 habitants par km². En 1999, l'agglomération définie par l'INSEE comprend 396 communes et totalise 9 644 507 habitants. Toujours en 1999, son aire urbaine, incluant des communes situées dans une zone d'influence forte de la capitale, atteint 11 174 743 habitants, ce qui en fait la 23e aire urbaine du monde.
Vers 1800, Paris comptait déjà environ 500 000 habitants. Au cours du , sa population augmenta considérablement grâce à l'arrivée massive d'habitants de toutes les régions de France : c'est l'exode rural. Elle dépasse le million d'habitants dès les années 1840. Le 16 juin 1859, une loi annexa à Paris plusieurs communes voisines, étendant ainsi les limites de la commune jusqu'à la ligne de fortifications qui entoure la ville et ses faubourgs. Furent ainsi rattachées à Paris les communes de Belleville, Grenelle, Vaugirard et La Villette dans leur totalité, d'Auteuil, Les Batignolles-Monceau, Bercy, La Chapelle-Saint-Denis, Charonne, Montmartre et Passy en majeure partie (les parties de ces communes situées à l'extérieur des fortifications étant rattachées aux communes voisines), ainsi que des quartiers d'Aubervilliers, Bagnolet, Gentilly, Issy, Ivry, Montrouge, Neuilly, Pantin, Le Pré-Saint-Gervais, Saint-Mandé, Saint-Ouen et Vanves. Cette loi prend effet le 1 janvier 1860, et marque la continuité d'une série de grands travaux, dirigés par Haussmann - préfet de la Seine de 1853 à 1870 -, pour moderniser la ville et reconstruire les quartiers les plus insalubres (par exemple l'actuel VIII arrondissement, qui était alors le plus délabré de la ville, et qui devient l'un des quartiers les plus huppés). Le quartier Montparnasse connut une vie culturelle intense durant la Belle Époque.
L'annexion des faubourgs apporta à Paris près de 500 000 nouveaux habitants, et la croissance continue de façon ininterrompue jusqu'au début du . À la veille de la Première Guerre mondiale, Paris avait près de 2 900 000 habitants. Dans les décennies suivantes, en raison de la régression démographique, très touchée par les deux guerres mondiales et par une forte chute de la natalité (inférieure à la mortalité dès 1935), et aussi parce que la ville surpeuplée n'a plus la place d'accueillir de nouveaux habitants, la population stagna puis baisse légèrement. Cette stagnation masquait en réalité le début d'une importante dédensification. Les arrondissements centraux, où les densités de population atteignaient 80 000 habitants par km² à la fin du , commencèrent à se dépeupler au profit des arrondissements périphériques. Dans le même temps, la banlieue commença à s'étendre et à se densifier de plus en plus rapidement, poursuivant la croissance de l'agglomération qui ne pouvait plus se faire au centre. (http://www.presse.tk/ Source : Pression])
Après la Seconde Guerre mondiale, la population tomba à 2 725 374 habitants (recensement de 1946). Elle connaît une nouvelle reprise (2 850 189 habitants en 1954) grâce à la croissance économique et démographique propre à toute la France. Cependant, dès la fin des années 1950, le phénomène de saturation se manifeste à nouveau. Paris surpeuplée recommença à se vider à partir du centre vers la périphérie. De nombreux programmes immobiliers transforment des appartements en bureaux, contribuant à cette baisse de la population, qui est particulièrement rapide dans les années 1960 et 1970. La population passe de 2 790 091 en 1962 à 2 299 830 en 1975. La baisse, ininterrompue, s'est cependant fortement ralentie depuis 1980 environ, et les prévisions qui annonçaient moins de deux millions d'habitants n'ont pas été vérifiées. Les estimations de l'Insee pour le 1er janvier 2004 donnent pour la première fois depuis un demi-siècle un accroissement de la population parisienne, conformément à une tendance au repeuplement du centre observé déjà dans d'autres métropoles, comme Londres et New York.
Sources :
- Jacques Dupâquier, Histoire de la population française, Paris, PUF, 1995.
- Alfred Fierro, Histoire et dictionnaire de Paris, Paris, Robert Laffont, 1996.
- Données INSEE.
Les données concernant l'Antiquité et le Haut Moyen-Âge sont insuffisantes (de quelques milliers à quelques dizaines de milliers d'habitants).
Pour des données sur l'agglomération et l'aire urbaine de Paris, se reporter à l'article sur l'agglomération parisienne.
Organisation administrative
Depuis la loi du 10 juillet 1964 sur la réorganisation de la région parisienne, entrée complètement en vigueur le | | |